Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

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Des interrogations sur les priorités dans les aménagements de voirie

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 11 octobre, le décès d’une dame à vélo suite à un accident avec un poids lourd a créé une vive émotion. Après le temps du recueillement, il faut en tirer des enseignements : la nécessité de sécuriser en priorité les lieux sensibles de la voirie et la nécessité de clarifier et d’homogénéiser les marquages et signalisations.

Vendredi 11 octobre, une dame circulant à vélo a perdu la vie dans un accident avec un poids lourd au carrefour Lacassagne/Félix Faure à Lyon 3e. Cette nouvelle a créé une vive émotion tant il est insupportable qu’une vie soit ainsi perdue dans un déplacement du quotidien. Cette nouvelle a été d’autant plus terrible que le même matin, un autre accident grave impliquant un cycliste est intervenu à la limite de Villeurbanne et de Lyon 3e.

Chacun pense à la douleur de la famille et je lui présente toutes mes condoléances.

L’analyse des circonstances précises du drame est en cours et elle rendra ses conclusions. Mais après le temps du recueillement, il est de notre responsabilité, pour l’intérêt général, d’en tirer déjà des enseignements.

Chacun mesure combien la circulation en ville devient complexe et combien il est aujourd’hui nécessaire d’arriver à bien organiser le partage de la voirie entre les différents modes de déplacement, en recherchant l’apaisement du trafic.

Dans cette perspective ce drame nous appelle à mon avis à retenir deux priorités :

  • D’abord, alors que les investissements en aménagements de voirie sont intenses à Lyon, ne faudrait-il pas donner la priorité à la sécurisation des lieux les plus sensibles ? Le carrefour Lacassagne/Félix Faure où s’est produit l’accident est de ceux-là. Il suffit d’échanger avec les riverains, les piétons et les cyclistes qui l’empruntent pour le comprendre. Sa sécurisation doit intervenir sans attendre, à commencer par le marquage de la continuité des bandes cyclables dans le carrefour.
  • Ensuite, il faut rendre plus claires et homogènes les marquages et signalisations qui matérialisent les règles de circulation et la place des cyclistes et des piétons. Aujourd’hui, les usagers de la voirie se trouvent confrontés à une trop grande diversité de situations qui apparaît perturbante.

Pourquoi cacher un beau parc ?

L'immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

L’immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil d’arrondissement de janvier 2016 à propos de la création du nouveau parc sur le tènement RVI ; une position plusieurs fois affirmée ces dernières années.

“Nous allons bien sûr voter favorablement ce rapport. Je pense qu’effectivement lorsque que nous voyons la description du parc, cela sera un beau parc. Je me félicite de la décision du maintien d’un bassin puisque c’était un des points en débat. Il manque d’eau dans cette ville, c’est donc une bonne chose que nous profitions de cette opération pour en voir plus.

Par contre, ce parc est tellement beau que je regrette que nous ne le voyions pas depuis l’avenue. Je renouvelle et je le redis que nous avons raté une opportunité d’ouvrir l’avenue Lacassagne à cet endroit là sur ce parc. Nous aurions pu marquer la porte d’entrée de Montchat de belle façon, si nous avions permis à tous les gens qui passent avenue Lacassagne d’avoir une vision sur ce grand parc que nous allons créer.

Le choix a été fait de construire un immeuble à la place, le long du parc. Premier inconvénient, cela va encadrer le parc d’immeubles et cela va le cacher à la vue de tout le monde, et en termes d’espaces public cela n’est jamais très bon. Par ailleurs à cet endroit là, cela renforce l’effet tunnel de l’avenue Lacassagne, alors que nous aurions pu créer une belle ouverture.

Tout cela m’amène à regretter qu’en termes de concertation, nous ne fassions pas confiance aux citoyens habitants pour discuter des grands choix d’urbanisme. Très souvent, nous nous rendons compte que la Ville pose sur la table des choix structurants. Ce choix de construire l’immeuble en bordure de l’avenue Lacassagne, à mon avis, est un choix structurant qui n’a pas été discuté. Vous demandez après aux citoyens, dans l’accompagnement, dans le détail, de se concerter et de donner des idées. Il faudrait leur faire plus confiance pour qu’ils puissent se prononcer plus globalement sur ces opérations et voir la physionomie qu’ils veulent pour leur quartier. C’est le cas sur la friche RVI, c’était aussi le cas lors de la réunion d’hier sur la Part Dieu où finalement des choix ont été faits, structurants et lourds, sans trop d’explications. La concertation est ouverte uniquement sur des questions secondaires et je le regrette, les habitants peuvent s’exprimer sur des grands choix d’urbanisme.

Nous sommes très contents de ce parc et nous voterons le rapport avec le regret qu’il soit caché et que nous n’ayons pas bénéficié de l’opération pour créer une belle entrée au quartier de Montchat.” 

On le dit même si cela déplait au Maire du 3e

PA020079Le Conseil du 3e arrondissement du vendredi 12 décembre a été riche, abordant plusieurs dossiers importants pour notre arrondissement. Voici les positions que vos élus UMP ont défendu lors de ce conseil.

Un intéressant CICA a permis d’entendre les témoignages argumentés des CIL Villette et Mutualité/Préfecture sur les problèmes de sécurité et les atteintes à la tranquillité publique dans le quartier Villette Paul Bert et sur les Berges du Rhône. Alors que le Maire PS du 3e, Thierry Philip, balance sur ces sujets entre autosatisfaction et tentative de minimisation des problèmes, j’ai confirmé les difficultés rencontrées, dont m’ont témoignées de nombreux habitants. J’ai rappelé mon intervention sur la lutte contre la délinquance lors du Conseil municipal d’octobre, qui pointait déjà la situation dans certains secteurs de Villette Paul Bert. La réponse de l’Adjoint à la sécurité Sécheresse s’était alors limitée a des sarcasmes, de l’autosatisfaction et des propos indignes, un comble quand on traite en assemblée de la question des incivilités… Sur cette question de la délinquance, j’ai rappelé en conseil d’arrondissement que la mise en place de la Métropole devait être l’occasion de mieux articuler l’action des médiateurs sociaux et de la Police municipale.

Le CICA a aussi été l’occasion de la présentation d’une intéressante enquête sur l’inconfort de la ligne C13 par le CIL Sans Souci Dauphiné. Force est de constater que la situation décrite correspond à la réalité : bus bondés car sous-dimensionnés, engorgement du fait de l’obligation de monter par l’avant, d’où des retards importants… Là encore, la “non-réponse” du SYTRAL, communiquée par l’adjoint en charge, n’est pas satisfaisante.

En conseil, nous avons délibéré sur les objectifs triennaux que va se fixer la Ville en matière de production de logements sociaux. Des objectifs “sur-volontaristes” qui vont au-delà de ce que la loi exige, la Ville de Lyon compensant notamment des déficits de production dans d’autres communes du Grand Lyon. Après avoir rappelé que nous sommes favorables à la production de logements sociaux, nous avons néanmoins fait valoir les points suivants qui nous ont amenés à nous abstenir sur la délibération proposée par la Ville :

  • le niveau à atteindre en matière de logements sociaux (25 % maintenant) doit maintenant s’apprécier au niveau du Grand Lyon, avec l’avènement de la Métropole,
  • nous n’avons pas obtenu la répartition des objectifs par arrondissement,
  • nous n’avons de ce fait pas de vision sur l’accompagnement par la Ville de ces nouveaux logements, en termes d’équipements et de services publics,
  • la politique de création forcenée de logement social en diffus en centre-ville coûte très cher. Alors que l’on ne cesse de nous rappeler que la dépense publique doit se réduire drastiquement, il faut se demander si l’on peut continuer à produire des logements à un tel coût alors que l’on pourrait en offrir plus ailleurs.

Nous avons approuvé le prolongement d’un an du programme FISAC dans le quartier Moncey, qui vise à aider la rénovation et la redynamisation commerciale. J’ai toutefois demandé à ce que les élus puissent se prononcer suite aux résultats de l’étude en cours qui doit faire des propositions sur une nouvelle identité commerciale du quartier. J’ai aussi rappelé que si l’on souhaite soutenir l’activité commerciale dans le secteur, il faudrait commencer par éviter de concentrer les manifestations et après-matchs à risque cours Gambetta : les commerces de cette importante artère ont encore subi des dégradations inacceptables lors d’une récente manifestation.

Nous devions aussi nous prononcer sur l’acquisition par la Ville de locaux dans le cadre de la réalisation du futur parc RVI. Nous nous sommes abstenus sur cette acquisition. Sylvie Pendarias en a expliqué les raisons. D’une part, le coût est très élevé pour la Ville. D’autre part, cette position est cohérente avec la vision urbanistique que nous avons développée pour ce jardin : nous voulions un parc s’ouvrant sur l’avenue Lacassagne alors que la Mairie du 3e a fait le choix d’un relatif enclavement de ce jardin, en confortant l’effet tunnel des constructions sur cette avenue. Or ces acquisitions se font pour créer une entrée du Parc sur le côté, rue Rochaix.

 

RVI, le légitime courroux

Fin janvier, s’est tenue une réunion d’information, ouvrant la concertation sur l’aménagement du futur parc Lacassagne, au nord du tènement RVI.

La réunion a été animée, des habitants demandant des explications sur l’aménagement urbain de tout le secteur impacté par les tènement RVI et Merck, et cherchant à obtenir des réponses aux problèmes qu’ils rencontrent.

Ce dossier est significatif de la lacune fondamentale de l’équipe PS qui gère cet arrondissement, en matière d’urbanisme et d’implication de la population. Nous nous trouvons ici avec un vaste morceau de ville, dont le cadre urbain a été fortement modifié ces dernières années, tènement par tènement. Mais ce changement de cadre urbain n’a donné lieu à aucune concertation globale avec la population sur le devenir de leur quartier. Seule une concertation résiduelle est “généreusement” accordée…. sur les aménagements internes du parc, dont le positionnement lui-même n’a pas été discuté. La façon dont s’engage le projet Part-Dieu est similaire. Ce n’est pas ma conception d’un urbanisme concerté ; la concertation doit débuter dès la définition de la vision pour l’espace urbain que l’on souhaite faire évoluer.

Les réactions et questions entendues lors de cette réunion montrent que les habitants du secteur sont demandeurs d’une telle vision d’ensemble, et qu’ils n’entendent pas supporter sans rien dire les conséquences des aménagements sur le cadre de vie, même s’ils ne se trouvent pas sur le tènement RVI. Rien que de très légitime. Et rien de très nouveau, cf. tout ce que j’ai pu dire sur ce dossier depuis les élections de 2008, et dans plusieurs posts que vous retrouverez sur ce blog dans la catégorie RVI.

Mais même si l’on s’en tient à la parcelle de concertation qui nous est accordée, il y a à dire sur ce futur parc. Espace vert conséquent (8000 m²) celui-ci est bien évidement une bonne chose pour notre arrondissement. Mais deux erreurs sont sur le point d’être commises.

La première est l’enclavement de ce parc : entouré par des habitations, existantes et nouvelles, il ne sera visible que depuis la rue Rochaix. Une occasion de constituer une respiration “verte” sur Lacassagne est ainsi perdue.

La deuxième, c’est la création d’un recoin important au fond du parc, à proximité des habitations. Une telle conception va nécessairement compliquer la surveillance et la maîtrise de l’utilisation du parc, notamment la nuit. Chronique de nuisances annoncées pour le voisinage…

Démocratie à la “sauce” socialiste

“Grand” moment de démocratie, si l’on peut dire, mardi dernier lors d’une réunion avec les conseils de quartier organisée par la Mairie du 3e. Cette réunion visait à présenter des projets de transport en commun en présence du SYTRAL. L’un des points à l’ordre du jour était l’électrification de la ligne C13.

Nous avons appris à cette occasion que cette électrification allait se traduire par une modification substantielle du parcours de cette ligne majeure, puisque celle-ci pourrait ne plus desservir les secteurs Bonnel/Servient, pour emprunter le cours Lafayette déjà engorgé. Un tel changement pénaliserait grandement les usagers qui voyagent entre Bonnel/Servient et Montchat/HEH/Lacassagne. Les questions et réactions du public ont bien montré que cela allait dégrader le service public.

Mais croyez-vous que le sujet a pu être débattu et argumenté ? Pas du tout. L’adjoint à la démocratie participative (sic) a évacué le sujet au motif que l’ordre du jour portait sur l’électrification !!! Il était donc possible d’évoquer longuement toutes les modalités de fixation des cables électriques (style atelier “casto” du samedi matin) mais pour les conséquences pour les usagers, il faudra repasser ! Pathétique.

Face à une telle mascarade, j’ai donc posé la question suivante pour obtenir les réponses démocratiques auxquelles nous avons droit, lors du Conseil d’arrondissement du 3 mai.

“Monsieur le Maire,

Mardi dernier, lors d’une réunion avec les Conseils de quartier, le projet d’électrification de la ligne C13 a été présenté par le SYTRAL. Les participants à cette réunion ont alors appris que ce projet allait avoir pour conséquence de modifier l’itinéraire de la ligne, qui ne desservira plus la rue de Bonnel et la rue Servient, les futurs trolleys étant amenés à emprunter le cours Lafayette déjà électrifié.

Cette modification n’est pas mineure. D’une part, elle va dégrader l’accessibilité pour les habitants entre les secteurs Bonnel/Servient et  Montchat/HEH/Dauphiné. Il sera ainsi notamment moins facile d’accéder à la Mairie du 3e depuis l’Est de l’arrondissement. Par ailleurs, en faisant passer une nouvelle ligne de trolleys sur le cours Lafayette, cela va engorger un peu plus cet axe, sans constituer une nouvelle offre de transport. Les questions posées par les participants ont bien montré que le sujet était d’importance.

Je veux à ce sujet vous exprimer combien je trouve déplorable que votre adjoint à la démocratie participative ai refusé que le sujet soit abordé et que des réponses soient apportées à ces questions, au motif que l’ordre du jour portait sur l’électrification de la ligne C13. Comment peut-on accepter qu’un sujet important, conséquence directe de cette électrification, soit délibérément censuré ? Il s’agit tout simplement d’un manque de transparence et d’un refus de se concerter.

Permettez-moi aussi de vous rappeler qu’un point important de la démocratie participative, consiste à établir l’ordre du jour des réunions, en concertation avec les habitants.

Je tiens aussi à vous dire qu’il n’est pas acceptable de répondre à un élu qu’il ne peut pas s’exprimer dans une réunion de conseil de quartier, au motif qu’il a déjà des occasions d’expression en conseil d’arrondissement. D’une part, chacun doit pouvoir participer à la démocratie participative. Ce n’est sans doute pas le cas de tous les élus, mais pour ma part je réside dans le 3e. D’autre part, le sujet en question n’a jamais été abordé en Conseil d’arrondissement.

Face à ce manque patent de transparence, je vous pose donc la question écrite suivante en prévision du prochain Conseil du 3e arrondissement. Le SYTRAL a-t-il estimé le nombre d’usagers du 3e arrondissement qui vont être pénalisés par cette modification de l’itinéraire du C13 ? Quel est le nombre de passagers qui se déplacent chaque jour en
bus entre les secteurs Bonnel/Servient et Dauphiné/Lacassagne/Montchat/HEH ?

Par ailleurs, est-il envisagé à terme de créer un site propre pour le C13 sur l’avenue Lacassagne, dans le sens Ouest-Est ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.”

 

 

 

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