Mai 22
Compte-rendu mandat régional Pierre Bérat mai 2011
Compte-rendu mandat régional Pierre Bérat mai 2011

J’ai tenu mes deux premières réunions de compte-rendu de mandat de conseiller régional : l’une avec des personnes engagées dans la vie du 3e en tant que responsable associatif, membre des conseils de quartier… et l’autre dans le cadre de la 4e circonscription UMP.  Drôle d’idée que d’organiser une réunion de compte-rendu, un an après le début du mandat, qui plus est quand on est dans l’opposition ? Pas vraiment, si j’en crois les réactions des participants qui considèrent plutôt comme normal qu’un élu échange sur le déroulement d’un mandat et puisse expliquer ce qui se passe dans la collectivité où il siège.

Première conclusion que je tire de ces échanges. On dit parfois que la Région manque de visibilité et que ses activités ne passionnent pas. En fait à partir du moment où l’on ne reste pas à la surface des choses, aux postures politiciennes, l’intérêt pour les politiques régionales est bien réel. J’ai notamment pu mesurer l’intérêt pour les questions de formation, qu’il s’agisse des lycées, publics ou privés, ou de la formation continue, mais aussi des transports ou de l’action de la Région en matière d’environnement et de développement durable.

L’état des finances publiques est aussi une préoccupation bien présente, qu’il s’agisse d’aborder la question de la bonne utilisation des impôts collectés, des priorités réelles d’action mesurées par le niveau d’engagements financiers ou bien encore de  la question de l’efficience globale de nos institutions, vue notamment sous l’angle de la réforme des collectivités territoriales. Sur ce sujet réputé technique, les interrogations sont nombreuses, avec parfois il faut le dire des inquiétudes. Mais la prise de conscience que le « mille feuilles » institutionnel est devenu par trop indigeste, me semble bien réelle. Pour peu que l’on aborde le sujet de façon pragmatique, la répartition précise des compétences entre niveaux de collectivités territoriales peut être dans les années qui viennent un réel chantier démocratique.

La question du nouveau siège de la Région ne laisse pas indifférent. Le sujet avait été au cœur de la campagne des régionales et la majorité actuelle avait reproché à l’UMP d’en faire trop sur le sujet. Le fait que la facture s’établisse finalement à plus de 150 millions d’euros pour une prévision de 96 millions en 2005 interpelle souvent. 150 millions, cela dépasse le budget de nombreuses politiques régionales. Cette facture passe d’autant moins que l’un des arguments clés de la majorité régionale a perdu toute pertinence : la majorité de gauche affichait en effet d’importantes économies à venir du fait du rassemblement de tous les services de la Région en un seul lieu. Nous savons maintenant que le futur siège ne pourra pas accueillir tous ces services et organismes liés et qu’il faudra donc louer d’autres locaux à la Confluence : fait significatif, les services du CESER, la seconde assemblée régionale, devront eux-mêmes être logés ailleurs !…

L’une des réunions a aussi été l’occasion d’évoquer l’aide de la Région aux associations. Je fais le constat des limites de cette politique, qui me semble passer à côté de l’essentiel. Cette politique est en cours de révision. Pas plus tard qu’hier, un colloque se tenait à Dardilly pour présenter les conclusions de la démarche participative organisée par la Région sur cette révision. Participative ? Mes échanges avec les associations du 3e me font penser que la concertation a été très limitée… Par ailleurs, ce que j’ai entendu hier à Dardilly me fait craindre que la Région s’engage encore un peu plus dans la voie de « l’idéologisation de l’appui aux associations », ce qui ne manquera pas de se traduire par encore moins de réponse aux besoins concrets des associations.

Pierre Bérat

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , ,