Sep 08

La desserte TCL en été n’est pas celle d’une Métropole

Déplacements Commentaires fermés sur La desserte TCL en été n’est pas celle d’une Métropole

Hier 7 septembre 2018, la Présidente du SYTRAL et le Président de la Métropole de Lyon ont organisé une visite de presse promotionnelle pour évoquer notamment le développement du réseau de tram et de la capacité des rames de tram. A cette occasion, j’ai diffusé le communiqué suivant pour que ce soit aussi l’occasion de faire le bilan des horaires d’été des TCL.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Transports en commun à Lyon : l’augmentation future des capacités, c’est bien…

L’utilisation optimale des capacités présentes, ce serait bien aussi

 

 Aujourd’hui 7 septembre, parmi les opérations de promotion de rentrée, le SYTRAL et la Métropole organisent une visite de chantiers pour évoquer notamment les projets d’augmentation des capacités de transport du tramway. Souhaitons que ce soit aussi l’occasion de tirer, enfin, les leçons d’un service estival clairement sous-dimensionné.

Si le SYTRAL et la Métropole veulent progresser dans l’offre de transports en commun à Lyon, outre l’examen de nouvelles lignes et de nouvelles rames de plus grande capacité, il faudrait effectivement aussi réaliser un bilan de la desserte estivale en transports en commun.

Tout d’abord, il faut noter que du fait des nombreux travaux cet été, certains secteurs de la ville ont subi une importante perte de qualité de leur desserte. Dans le secteur Lafayette-Baraban-Bellecombe, mais aussi à Confluence, il fallait beaucoup d’investigations et de persévérance pour savoir où passaient les bus chaque jour.

Mais de façon plus structurelle, on ne peut que faire le constat, encore cette année, que la forte réduction des fréquences de desserte avec les « horaires d’été », y compris sur les lignes de métro et de trams, a été la cause de beaucoup d’inconfort pour les usagers : temps d’attente élevés, correspondances peu fluides, rames bondées, dans des conditions de grande chaleur…

Il est plus que temps de comprendre que Lyon n’est pas une sous-préfecture où le départ en vacances des scolaires fait chuter fortement la fréquentation des transports. Qui peut croire que les Lyonnais prennent deux mois de vacances ? Dans une métropole européenne, en juillet, mais aussi en août, il y a des personnes qui travaillent et qui aimeraient pouvoir le faire dans des conditions normales. Et puis chacun peut constater, et c’est une bonne chose, qu’il y a de plus en plus de touristes qui visitent notre ville. Ces derniers attendent aussi un bon niveau d’accessibilité pour leurs visites.

La fréquence estivale des dessertes dans notre métropole est d’autant plus un souci que cette dernière souffre toujours d’un manque de liaisons performantes entre ses grands pôles : Part-Dieu<>Hôtel de ville, Hôtel de ville<>Confluence, Part-Dieu<>Confluence.

Il faut enfin que nous puissions bénéficier d’une desserte en transport en communs digne d’une métropole, y compris en été.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , ,

Juin 07

Tract C3 RV projet cours lafayette ensemble pour lyonToute la semaine, nous avons mené des actions dans le 3e arrondissement pour sensibiliser les Lyonnais au projet de création d’un site propre sur le cours Lafayette, pour le trolley C3, voulu par Gérard Collomb et Thierry Philip. Je remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées pour ces actions. Un projet porteur de trois erreurs : pour la ligne C3, pour la politique de déplacement de l’agglomération et pour le secteur Lafayette.

Ce projet, soumis actuellement à enquête publique, consiste à créer un site réservé, dans les deux sens, pour le C3, sur tout le parcours de ce trolley entre le Rhône et l’Est de Villeurbanne, et donc notamment sur le cours Lafayette. Conséquence : il n’y aura plus qu’une voie de circulation automobile sur le cours Lafayette et les stationnements côté Nord sont supprimés.

Ce projet est une erreur pour la ligne C3. Il est présenté comme une solution aux problèmes – réels – de cette ligne forte qui transporte 55 000 passagers chaque jour : des retards de circulation et une desserte irrégulière… auxquels on pourrait ajouter l’inconfort du transport. Problème : ce projet n’est pas une solution pertinente car il se fonde sur un diagnostic incomplet. La création du site propre vise à éviter les embarras de la circulation (forte circulation Ouest-Est et stationnement en double file). Mais la désorganisation de la ligne est aussi la conséquence de sa grande longueur et de la gestion du trafic. Par ailleurs, la solution proposée ne permettra de gagner que 6 minutes, alors que le coût du projet est de 70 millions d’euros ! Et encore, ce gain de temps sera surtout permis par la suppression de trois arrêts – Molière, Récamier et Sainte Geneviève -, donc au prix d’une réduction de service.

C’est une erreur pour la politique des transports, car l’investissement proposé n’est pas à la hauteur d’une ligne forte qui relie notamment directement la presqu’île à la Part-Dieu. La fréquentation de cette ligne va encore fortement progresser et le trolley ne peut être une solution technique adaptée à une telle liaison forte, entre les deux centres de la Ville. C’est la raison pour laquelle nous avions proposé lors de la campagne des municipales la création d’une nouvelle ligne de métro entre Hôtel de Ville et Part-Dieu, via Saxe-Lafayette et les Halles : une nouvelle ligne (très) forte sur laquelle auraient pu se greffer des liaisons efficaces vers l’Est du 3e/6e, Villeurbanne et au-delà. Avec ce projet, ce sont donc 70 millions d’euros qui seront consommés pour un projet déjà dépassé alors que les besoins d’investissement sont si nombreux.

Erreur de politique des transports car ce projet, en restreignant la circulation automobile à une voie sur Lafayette, va engorger un axe premier pour la sortie de Lyon. La chasse idéologique à la voiture se poursuit… il est vrai que ce projet est au cœur de l’accord PS – Les Verts…

Erreur pour la vie dans les quartiers qui bordent le cours Lafayette. En asphyxiant la circulation automobile, en supprimant les stationnements du côté Nord, en abattant des arbres, en menant des travaux sur trois ans, le cours Lafayette va être sinistré et le cadre de vie fortement dégradé. L’activité des commerces va notamment être fortement pénalisée. Pour avoir une idée du résultat, il n’y a qu’à voir ce que sont devenues les avenue Berthelot et rue de Marseille. Une perspective d’autant plus inquiétante que plusieurs secteurs du cours Lafayette sont déjà fragilisés, au niveau des barres du 100 Lafayette, ou à l’Est, dans le quartier Bellecombe, entre la rue Bellecombe et Villeurbanne. Concernant ce secteur, il faut relever en plus que l’on semble ne pas s’orienter vers un projet ambitieux pour le site de l’ancienne blanchisserie des HCL, pour y créer un vrai pôle d’animation du cours. Je suis étonné que des positions plus audacieuses n’aie pas été prises pour ce site d’exception. J’avais ainsi avancé il y a quelques semaines l’idée d’y implanter le lieu totem de la French Tech.

L’impact défavorable pour ces quartiers sera d’autant plus fort qu’ils vont subir la suppression d’arrêts très pratiques pour les habitants à Récamier et Sainte Geneviève.

Une enquête publique est en cours sur ce projet. C’est donc le moment de s’exprimer. Chacun peut le faire en Mairie du 3e ou du 6e arrondissement jusqu’au 26 juin.

http://www.sytral.fr/300-c3.htm

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , ,

Mai 14

Voici l’intervention que j’ai effectuée lors du Conseil métropolitain du 11 mai 2015, au nom du groupe UMP et apparentés, à propos de notre soutien à Lyon French Tech.

“Monsieur le Président,

Le groupe des élus UMP et apparentés salue et soutient le dynamisme des entreprises de la filière numérique de notre agglomération.

Les 7 000 entreprises du numérique, avec leurs 42 000 emplois, sont un véritable atout pour notre agglomération. Ce dynamisme entrepreneurial associe de grands acteurs et une myriade de TPE et startups, qui font de notre agglomération le 2e pôle numérique français, fort également de 600 formations universitaires.

Comme pour d’autres filières économiques, il y a sans doute besoin de renforcer la visibilité de ce potentiel économique. Nous soutenons donc la démarche French Tech, même s’il faut reconnaître que l’engagement financier de l’Etat est somme toute limité. C’est donc bien l’action des entrepreneurs, des chercheurs, des salariés de la filière numérique qu’il faut d’abord saluer.

Nous approuvons donc la création, l’adhésion et le soutien financier à l’association Lyon French Tech en tant que structure d’animation de la filière.

Cela nous amène néanmoins à une interrogation sur votre approche du développement économique. Dans le contexte financier contraint qui est le nôtre, une fois que la structuration d’une filière est réalisée, comme c’est le cas pour le numérique, et que le Grand Lyon externalise l’animation de cette filière avec un soutien financier, ne faudrait-il pas dans le même temps réduire les moyens consacrés en interne à l’animation économique ?

Concernant la création du  lieu totem, conformément au cahier des charges de la French Tech, nous regrettons que notre assemblée n’aie pas été associée à la sélection de ce lieu.

Vous nous demandez aujourd’hui de valider un choix. Je sais que plusieurs bâtiments ont été analysés et que les professionnels ont été associés au choix, parmi cette short-list.

Néanmoins et d’abord, notre assemblée peut s’étonner que vous imposiez des choix lyonnais. Quand on cherche à mettre en valeur les compétences économiques de notre agglomération, tous les territoires de cette dernière peuvent faire valoir leur potentiel. Une discussion ouverte aurait été intéressante.

Ensuite, concernant la halle Girard, peut être que cela sera un lieu fort à terme, dans le quartier Confluence. Maintenant, il est aussi possible d’avancer quelques réserves.

D’abord, sans doute encore pour quelques années, même après 2017, le lieu risque d’être encore marginal. Le numérique a besoin d’une vitrine fédératrice tout de suite, pas dans 3 ou 5 ans. N’inversons pas la logique des choses. Il faut appuyer le développement de la filière numérique et non pas se servir d’elle pour aménager une zone d’activité.

Nous pouvons aussi nous poser la question si la Part-Dieu n’aurait pas été un lieu plus adapté. Vous le savez, je ne pense pas qu’il faille tout concentrer à la Part-Dieu. Mais pour le coup, quand on parle de vitrine et d’accélérateur de startups numériques, ce secteur a vraiment du sens : parce que c’est un lieu d’expérimentation numérique, parce qu’il y a la densité économique, parce que enfin et surtout, il y a l’accessibilité par le pôle d’échange multimodal, atout essentiel pour assurer la connexion de nos entreprises numériques avec d’autres territoires.

Ce pourrait notamment être un formidable levier pour fédérer les pôles numériques de toute notre région. Grenoble a aussi obtenu le label French Tech. Saint Etienne et Annecy sont candidats. Et demain, les capacités de l’Auvergne viendront encore renforcer notre potentiel. Il s’agit là d’un enjeu fondamental pour peser au plan mondial. Etre proche de la gare serait un atout clé pour réaliser cette fédération régionale.

Pour être dans la proposition, pourquoi par exemple ne pas avoir envisagé de localiser le lieu totem dans l’ancienne blanchisserie des HCL, cours Lafayette ? C’est une idée spontanée comme nous n’avons pas été associés au choix, mais c’est un exemple d’une localisation qui avait l’avantage d’une disponibilité immédiate et d’une proximité de la gare.”

DSC00512

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,

Avr 30

“Grand” moment de démocratie, si l’on peut dire, mardi dernier lors d’une réunion avec les conseils de quartier organisée par la Mairie du 3e. Cette réunion visait à présenter des projets de transport en commun en présence du SYTRAL. L’un des points à l’ordre du jour était l’électrification de la ligne C13.

Nous avons appris à cette occasion que cette électrification allait se traduire par une modification substantielle du parcours de cette ligne majeure, puisque celle-ci pourrait ne plus desservir les secteurs Bonnel/Servient, pour emprunter le cours Lafayette déjà engorgé. Un tel changement pénaliserait grandement les usagers qui voyagent entre Bonnel/Servient et Montchat/HEH/Lacassagne. Les questions et réactions du public ont bien montré que cela allait dégrader le service public.

Mais croyez-vous que le sujet a pu être débattu et argumenté ? Pas du tout. L’adjoint à la démocratie participative (sic) a évacué le sujet au motif que l’ordre du jour portait sur l’électrification !!! Il était donc possible d’évoquer longuement toutes les modalités de fixation des cables électriques (style atelier “casto” du samedi matin) mais pour les conséquences pour les usagers, il faudra repasser ! Pathétique.

Face à une telle mascarade, j’ai donc posé la question suivante pour obtenir les réponses démocratiques auxquelles nous avons droit, lors du Conseil d’arrondissement du 3 mai.

“Monsieur le Maire,

Mardi dernier, lors d’une réunion avec les Conseils de quartier, le projet d’électrification de la ligne C13 a été présenté par le SYTRAL. Les participants à cette réunion ont alors appris que ce projet allait avoir pour conséquence de modifier l’itinéraire de la ligne, qui ne desservira plus la rue de Bonnel et la rue Servient, les futurs trolleys étant amenés à emprunter le cours Lafayette déjà électrifié.

Cette modification n’est pas mineure. D’une part, elle va dégrader l’accessibilité pour les habitants entre les secteurs Bonnel/Servient et  Montchat/HEH/Dauphiné. Il sera ainsi notamment moins facile d’accéder à la Mairie du 3e depuis l’Est de l’arrondissement. Par ailleurs, en faisant passer une nouvelle ligne de trolleys sur le cours Lafayette, cela va engorger un peu plus cet axe, sans constituer une nouvelle offre de transport. Les questions posées par les participants ont bien montré que le sujet était d’importance.

Je veux à ce sujet vous exprimer combien je trouve déplorable que votre adjoint à la démocratie participative ai refusé que le sujet soit abordé et que des réponses soient apportées à ces questions, au motif que l’ordre du jour portait sur l’électrification de la ligne C13. Comment peut-on accepter qu’un sujet important, conséquence directe de cette électrification, soit délibérément censuré ? Il s’agit tout simplement d’un manque de transparence et d’un refus de se concerter.

Permettez-moi aussi de vous rappeler qu’un point important de la démocratie participative, consiste à établir l’ordre du jour des réunions, en concertation avec les habitants.

Je tiens aussi à vous dire qu’il n’est pas acceptable de répondre à un élu qu’il ne peut pas s’exprimer dans une réunion de conseil de quartier, au motif qu’il a déjà des occasions d’expression en conseil d’arrondissement. D’une part, chacun doit pouvoir participer à la démocratie participative. Ce n’est sans doute pas le cas de tous les élus, mais pour ma part je réside dans le 3e. D’autre part, le sujet en question n’a jamais été abordé en Conseil d’arrondissement.

Face à ce manque patent de transparence, je vous pose donc la question écrite suivante en prévision du prochain Conseil du 3e arrondissement. Le SYTRAL a-t-il estimé le nombre d’usagers du 3e arrondissement qui vont être pénalisés par cette modification de l’itinéraire du C13 ? Quel est le nombre de passagers qui se déplacent chaque jour en
bus entre les secteurs Bonnel/Servient et Dauphiné/Lacassagne/Montchat/HEH ?

Par ailleurs, est-il envisagé à terme de créer un site propre pour le C13 sur l’avenue Lacassagne, dans le sens Ouest-Est ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.”

 

 

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , ,