Oct 18

Un grand emprunt pour quoi faire ?

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Réaction à chaud en video !

Retour sur le débat de samedi sur le Grand emprunt que nous avons animé dans le cadre des P’tits Déj de l’UMP du Rhône. Le Grand emprunt national, de quoi s’agit-il ? C’est le projet annoncé par le Président de la République dans son discours devant le Congrès en juin dernier. Il s’agit, en complément du plan de relance pour faire face à la crise, de réaliser quelques grands investissements stratégiques, financés par un emprunt spécifique. Ces investissements doivent contribuer à fonder un nouveau modèle de croissance pour notre pays à 10/20 ans ; un modèle qui permette de résoudre les faiblesses structurelles de l’économie française, pour assurer une croissance plus forte et durable.

 

Ce projet et le grand débat auquel il donne lieu présente deux avantages :

  • Il amène à se tourner vers l’avenir, pour se demander sur quoi la France doit miser pour assurer sa prospérité et son leadership de demain et après-demain ?
  • Il conduit bien sûr aussi à s’interroger sur la dépense publique et l’endettement de la France. Celui-ci est déjà considérable et il s’est accru du fait des incontournables mesures de relance de l’économie. Dans ce contexte, quel est le niveau acceptable pour un nouvel emprunt et comment s’assurer du rendement économique des investissements qu’il financera ?

 

Les 61 % de Français qui ont entendu parler du Grand emprunt ne s’y trompent pas : ils considèrent à 69 % que le choix de ces investissements pour l’avenir sera un enjeu important.

 

Le débat que nous avons eu samedi a mis en relief les aspects suivants.

Sur les modalités de l’emprunt :

  • Si le choix d’un emprunt auprès des Français présente l’inconvénient d’un coût supplémentaire et n’est donc pas le plus probable, il présente l’avantage que l’intérêt financier de la souscription profite directement à des ménages français.
  • Quelle que soit la modalité d’emprunt finalement choisie, le souhait est exprimé qu’elle implique prioritairement des acteurs français pour que l’opération profite globalement au pays.
  • Si l’emprunt est lancé auprès des particuliers, il faut des conditions simples et transparentes pour assurer son attractivité.

Sur les investissements d’avenir à financer :

  • Pour que le projet crée une dynamique nationale de mobilisation, il faut financer des projets qui se voient. Une logique de « grands travaux » a été évoquée, que ce soit en matière d’infrastructures de transport ou de développement urbain d’intérêt national.
  • Le constat peut être fait que certains projets d’infrastructures dont on parle depuis longtemps sont en attente de financements. Certains sont toutefois de niveau européen, ce qui pousse à une logique de financement communautaire.
  • Sans doute ne faut-il pas oublier pour autant l’investissement dans l’immatériel, dans la recherche, pour développer les technologies du futur porteuses de croissance. En la matière,  il est souligné le lien avec la réforme de la recherche et de l’université, pour s’assurer de l’efficacité de ces investissements. De même, il faut veiller à la bonne implication des PME dans les projets, à la fois pour leur contribution à l’innovation et pour le bénéfice des retombées économiques.
  • Le financement de grands projets événementiels type « jeux olympiques » pourrait aussi avoir un important effet dynamisant pour le pays, en veillant à ce que cela profite à l’ensemble des régions.  

Le champ est vaste ! Le débat se poursuit…

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,