Avr 25

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Jeudi dernier, Michel Havard, et les élus du groupe municipal « Ensemble pour Lyon » avons tenu un point presse à l’occasion du bilan de mi-mandat municipal (je vous conseille la lecture de la plaquette que nous avons réalisée à cette occasion) ; eh oui, cela fait déjà trois ans que Gérard Collomb et son équipe ont entamé leur deuxième mandat.

Le bilan que nous tirons est celui d’un mi-mandat loin du quotidien des Lyonnais, le Maire de Lyon étant visiblement très occupé par certains grands projets et sa notoriété parisienne. Michel Havard a évoqué la réduction  brutale des dépenses dans des domaines d’action essentiels d’une Ville, ce qui ne manque pas de se traduire par une dégradation du service aux habitants et de la qualité de vie en ville : fermeture d’écoles, absence d’anticipation en matière de restauration scolaire, fermeture de 5 résidences pour personnes âgées sur 23, réduction de l’encadrement de ces résidences, refus d’instruire les demandes de RSA dans les antennes solidarité… Michel Havard a aussi évoqué trois scandales : le scandale immobilier de la rue Grôlée, le scandale financier de la SACVL et le scandale historique de la reconversion de l’Hôtel Dieu. Il a enfin dénoncé une méthode solitaire et l’attitude méprisante à l’égard des oppositions et avis divergents, ce qui explique largement les problèmes et échecs constatés.

En matière de méthode, j’ai évoqué les interrogations qui peuvent être les nôtres quand on constate comment sont engagés ou menés de grands projets d’urbanisme :

  • J’ai d’abord évoqué le projet de la « Confluence », son manque de cohérence avec notamment les difficultés d’accessibilité actuelles, qui seront encore beaucoup plus fortes dans quelques semaines. Je suis pour ma part très surpris de voir combien l’approche de l’aménagement d’un nouveau centre de ville a été déficiente à Lyon, ne serait-ce qu’en comparaison avec ce qui peut s’engager par exemple à Grenoble (municipalité PS, on ne pourra donc m’accuser d’esprit partisan). Lors de la dernière Commission permanente du Conseil régional, nous avons approuvé une convention cadre relative à l’aménagement du projet Presqu’île GIANT, convention à laquelle la Région est partie, avec toutes les collectivités iséroises concernées, les transports en commun de Grenoble, les futurs occupants du site (enseignement supérieur, équipements de recherche…). Nous sommes ici bien éloignés de la méthode lyonnaise pour Confluence.
  • Deuxième fait significatif du problème de méthode : une nouvelle phase de développement de la Part-Dieu a été lancée, prévoyant de multiples projets de démolition, construction pour développer l’offre disponible en locaux d’activité, autour de la gare Part-Dieu ; un projet qui prévoit également à court et moyen terme la réalisation de plusieurs nouvelles tours ? Où ce projet d’ampleur, fortement structurant pour la Part-Dieu et ses quartiers voisins du 3e, a-t-il été dévoilé par le Maire de Lyon : au Conseil du 3e, lors d’une réunion publique, devant les conseils de quartier concernés ? Pas du tout, c’était à Cannes, dans le cadre du salon immobilier MIPIM. Mais peut-être était-ce de la démocratie participative tournée vers les Lyonnais ayant la chance de disposer d’une résidence secondaire sur la Côte d’Azur !

Pour découvrir la plaquette « bilan de mi-mandat » du groupe Ensemble pour Lyon, cliquez ici.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , , , ,

Sep 25

Restaurant_scolaire

Nous devons tous être mobilisés dans la bataille de l’emploi, car en cette période de sortie de crise, il faut faire redescendre le niveau du chômage. L’emploi est la priorité, et pourtant, plusieurs familles lyonnaises, dont les deux parents travaillent, doivent actuellement faire face à l’impossibilité d’accueillir leur enfant à la cantine de l’école, dans plusieurs groupes scolaires de la Ville, dont Meynis et Charial. Ils doivent donc venir récupérer leur enfant à 11H20 – ce qui comme chacun sait, est très facile quand on travaille -, ou bien trouver le moyen de confier leur enfant à quelqu’un.

Les raisons : des cantines trop petites pour la demande de restauration et des critères pour prioriser les demandes qui placent les familles dont les deux parents travaillent au 4e rang en termes de priorités ! C’est faire peu de cas des contraintes des parents actifs ; un constat que l’on peut faire aussi devant le manque d’empressement de la Ville de Lyon à mettre en place, et à faire connaître, un service minimum d’accueil des enfants les jours de grève de qualité (sujet que nous avons déjà traité).

Que faut-il penser de cette situation aberrante ?

D’abord ces critères de priorisation sont aberrants. Lors du vote du règlement de restauration scolaire, qui fixe ces nouveaux critères, les élus « Ensemble pour Lyon » se sont opposés.

Ensuite, la cause du problème, c’est un défaut de prospective, une mauvaise prévision des besoins. Soyons réalistes, cette prévision n’est pas si facile que cela, tant la Ville change rapidement dans certains secteurs, avec de nouvelles constructions, mais aussi les changements de structure de la population. La vérité d’une année ne sera pas forcément celle de quatre années plus tard. On peut cependant s’étonner qu’une cantine comme celle de Charial, qui vient d’être rénovée, soit trop petite la rentrée suivant son inauguration.

Face à cette situation, la première exigence, c’est d’accélérer la réalisation des équipements permettant d’augmenter la capacité. Mais dans l’attente, il faut trouver des solutions temporaires de remplacement, et ce très rapidement. Même si ce n’est pas une obligation juridique, la Ville doit rendre ce service qui est vraiment un service fondamental pour les habitants.

La Ville de Lyon semble aujourd’hui compter sur les solidarités de proximité entre les parents pour résoudre le problème. Cette solidarité est bien évidemment une bonne chose, mais elle ne peut être érigée en système de gestion. La Ville doit faire face.

Notre mobilisation ne faiblit pas pour que la Ville assure ses responsabilités : le groupe municipal « Ensemble pour Lyon » reviendra sur le sujet en Conseil municipal et Dominique Perben, en tant que député, a de nouveau saisi Gérard Collomb du problème des écoles du quartier Villette.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,