Voici mon intervention lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional du 17 octobre 2019.

” Monsieur le Président,

Je voudrais aborder trois points sur cette délibération.

Tout d’abord, même si le sujet est technique, c’est un sujet d’importance puisqu’il concerne 34 de nos lycées régionaux, soit un nombre conséquent de lycéens, de familles et de personnels. Les cités mixtes associent sur un même site un collège et un lycée. Elles sont ainsi pleinement inscrites dans le paysage de l’enseignement régional.

Il faut aussi souligner que les trois établissements dits internationaux, à Lyon, Grenoble et Ferney-Voltaire sont des cités mixtes, et l’on connaît le rôle qu’ils jouent pour l’attractivité et l’ouverture internationale de la région.

Enfin, dans la période de restriction des moyens budgétaires que nous connaissons, il faut considérer les cités mixtes pour ce qu’elles sont, des structures de mutualisation entre la Région et les Départements ou la Métropole de Lyon. Même si elles peuvent répondre à des logiques de sites, elles sont censées mutualiser certaines dépenses et donc réaliser des économies.

Le 2e point, c’est pour se féliciter de l’actualisation de la convention-cadre sur laquelle se fondent les liens entre la Région et les Départements, pour chacune des Cités mixtes.

Si ces dernières permettent d’utiles mutualisations, il n’est bien sûr pas toujours simple d’établir les principes, contributions financières et règles de gestion entre les partenaires, que ce soit pour le fonctionnement ou pour conduire des travaux d’extension et de modernisation. De plus avec le temps, certaines règles avaient pu mal vieillir, ce qui pouvait créer des dysfonctionnements.

Il faut donc saluer le travail de la Vice-Présidente aux lycées pour établir cette convention-cadre qui permet à la fois d’harmoniser l’approche entre les deux anciennes régions et d’apporter des actualisations et clarifications aux anciennes dispositions.

Les partenariats qui permettent le fonctionnement des cités scolaires pourront ainsi partir sur de nouvelles bases solides en 2020, avec la déclinaison locale de cette convention.

Enfin, 3e point, malgré les anciennes dispositions qui avaient pu mal vieillir, il faut souligner que cela n’avait pas empêché la Région, en tant que collectivité pilote, de faire les efforts pour que ces cités scolaires soient pleinement intégrées dans les plans d’investissement depuis 2016. Je cite deux exemples que je connais bien de ce volontarisme :

  • la rénovation des locaux et des investissements d’efficacité énergétique à la Cité scolaire Lacassagne de Lyon 3e,
  • les investissements de sécurisation de la Cité scolaire internationale de Lyon, investissements qui étaient très attendus du fait à la fois de la nature de l’établissement et des caractéristiques du site.”