Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Étiquette : primaires à Lyon

Génération Lyon

2e tour des primaires dimanche, la mobilisation ne doit pas faiblir !

Pour ma part, quels que soient les emballements et péripéties de cette fin de campagne, je soutiens et je voterai Michel Havard, pour les raisons ci-dessous que j’avais exprimées il y a deux mois, dans “Un jour, un soutien”. Des raisons bien résumées par Génération Lyon !

Depuis le lancement de cette pré-campagne municipale, je soutiens Michel Havard. A la tête d’Ensemble pour Lyon depuis 2008, malgré les vicissitudes de la politique, il a mené l’action de notre groupe municipal. Nous avons ainsi, tant au niveau du Conseil municipal que des arrondissements, mené un travail de fond sur les dossiers, pour défendre les intérêts des Lyonnais, en ne nous laissant pas enfermer dans la « mousse médiatique » agitée par le Maire de Lyon. Michel a aussi su structurer des équipes militantes sur l’ensemble de la ville, élément déterminant car le prochain combat municipal doit reposer sur la mobilisation la plus large, et non seulement sur des postures individuelles.

Aujourd’hui, je considère que Michel Havard doit conduire notre liste pour les Municipales 2014, dans la mesure où il fait le choix de conduire un vaste mouvement de renouvellement à l’occasion de cette échéance majeure pour notre Ville et notre Métropole. Il s’agit effectivement d’offrir une alternative globale aux Lyonnais, car nous sommes convaincus que la politique de Gérard Collomb ne prépare pas notre Avenir et que sa gouvernance, complexe et personnelle, est un vrai handicap et le sera de plus en plus. Cette alternative, elle doit reposer sur la fédération de toutes nos forces et proposer une ambition pour Lyon et notre Métropole, construite à partir de notre vécu dans chacun des quartiers de notre ville. Cette alternative, elle doit être ouverte, collective et authentique, c’est-à-dire reposant sur des femmes et des hommes représentatifs des forces vives de la ville, et ancrés dans les arrondissements qu’ils souhaitent représenter.

La dynamique mise en place par Michel Havard avec Ensemble pour Lyon s’inscrit dans cette perspective. Poursuivons et amplifions la !

Politic et Vous

Voici le lien vers la video de mon interview du jour sur Lyon Capitale TV par Frédéric Poignard. Au menu, les relations entre la Région Rhône-Alpes et la future Métropole, le projet Part-Dieu 2020, la préparation des élections municipales et la Tunisie.

C’est ici.

 

Des primaires 1 + 9

Je fais suite à mon post du 23 juin dans lequel j’évoquais le sujet des primaires pour les municipales lyonnaises, suite à la proposition faite par Michel Havard. Après un week-end de rando propice à la réflexion, je me demande si nous ne pourrions pas organiser des primaires 1 + 9, c’est-à-dire demander aux Lyonnais de la droite et du centre de se prononcer à la fois pour le meilleur candidat pour la Ville de Lyon, mais aussi pour celle ou celui qu’ils souhaitent voir à la tête des Mairies d’arrondissement.

Puisque des milliers de Lyonnais pourraient se déplacer pour départager les prétendants à la fonction de Maire de Lyon, pourquoi ne pas leur demander en même temps de le faire pour leur Maire d’arrondissement ? Chacun voterait ainsi pour un candidat “Ville de Lyon” et pour un candidat pour son arrondissement.

Il me semble en effet nécessaire, dans la logique de dynamique collective que j’évoquais dans mon précédent post, de tenir compte de la spécificité des élections municipales sous le régime PML, à savoir pour les villes de Paris, Marseille et Lyon. Pour ces villes, l’élection municipale est en fait une combinaison d’élections par arrondissement, même si une tête de liste générale est identifiée.

Il ne s’agirait pas d’éclater la primaire municipale en 9 primaires d’arrondissement, mais plutôt d’ajouter, à la clarification opérée pour la tête de liste générale, une clarification, ou une transparence, au niveau des arrondissements. Faut-il rappeler que les Maires d’arrondissement ne sont pas désignés par le Maire de Lyon, mais élus par chaque Conseil d’arrondissement ? Faut-il souligner aussi que si un Maire d’arrondissement dispose de peu de pouvoirs “formels”, il peut par contre jouer un rôle très important pour défendre les intérêts de son arrondissement, porter les projets de ce dernier, et être un interlocuteur de proximité efficace ? Ceux qui sont sensibles à leur cadre de vie savent qu’il y a ainsi de bons et de moins bons maires d’arrondissement, que certains savent “tenir” leur arrondissement, d’autres beaucoup moins. C’est bien que la fonction a une utilité.

C’est la raison pour laquelle, quitte à jouer la démocratie, la transparence et l’efficacité pour la désignation du chef de file municipal, autant le faire aussi pour ceux qui seront amenés à être maire d’arrondissement, en cas de victoire de leur liste dans leur arrondissement. Celle ou celui qui sortirait vainqueur de ces primaires d’arrondissement ne serait pas forcément “tête de liste d’arrondissement”, puisque le maire d’arrondissement n’est pas forcément le tête de liste. Mais le maire d’arrondissement serait clairement identifié sur la liste.

Cela éviterait ainsi de voir des maires d’arrondissement “surprises”, sortis du chapeau après les élections municipales, parce qu’il a fallu trouver un lot de consolation pour un recalé de la Mairie centrale, ou parce qu’il a fallu faire de la place pour une composante de la majorité. Ce serait un gage de transparence, sans doute aussi d’une meilleure efficacité dans la fonction. Et ce serait encore une façon de construire avec méthode la dynamique collective qui doit être celle d’une élection municipale, en permettant aussi de cerner le périmètre de la majorité municipale.

Pas de temps mort

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’après 17 juin n’a pas donné lieu à un temps mort ! La semaine a été bien rythmée entre les conclusions politique (hâtives) tirées du scrutin, des échanges vifs au sein de notre famille sur ces conclusions, et, en fin de semaine, au plan local, la proposition de Michel Havard d’organiser des primaires de la droite et du centre en amont des municipales.

Il est vrai que nous avons intérêt, avant même ou en parallèle de l’attribution des responsabilités futures au sein du Mouvement, à bien (re)définir notre socle de valeurs et nos orientations programmatiques. Pour autant, sans doute ne faut-il pas le faire dans la précipitation, sur la base des seuls résultats des législatives, ou selon des angles de vue très restreints. Je pense que s’il s’agit de déterminer ce qu’attendent de nous les électeurs de la droite et du centre, mieux vaut se baser d’abord sur le déroulement et les scores de l’élection présidentielle. Les législatives ont été un scrutin “très partiel” d’une certaine manière, de nombreux de nos électeurs préférant sortir du jeu, pour des raisons multiples d’ailleurs. Je ne perçois pas en tous cas une aspiration évidente à recentrer la ligne de l’UMP, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des évolutions à apporter dans la façon de porter notre message.

Au plan local, Michel Havard a présenté son projet d’organiser des primaires en amont des prochaines municipales à Lyon pour départager les prétendants à droite. C’est à mon avis courageux et innovant. Avec ce principe de primaires ouvertes, c’est en tous cas le moment de vérité pour ceux qui, à droite, ont basé leur campagne sur une différence de méthode avec l’UMP. Ces primaires peuvent être une opportunité de clarification et de dynamisation. J’y souscris à deux conditions :

  • d’une part, qu’elles reposent sur de vraies visions pour Lyon, avec des projets, et qu’elles ne se bornent pas à une compétitition “de postures” ou “de caractères”,
  • d’autre part, il ne faut pas que cela fasse perdre à l’élection municipale sa dimension d’aventure collective, d’équipe. Certes, une liste doit être tirée par un leader. Mais une élection municipale, c’est aussi proposer une association de compétences et de profils pour la ville et ses 9 arrondissements. Et l’un des points importants, c’est la cohérence et la performance de cette association de compétences. Il ne faudrait pas, au moment même où la gauche lyonnaise va être de plus en plus confrontée aux problèmes de l’exercice par trop solitaire du pouvoir, que nous nous engagions aussi dans la voie de la personnalisation excessive. Veillons, si primaires il y a, à ce que cela ne pénalise pas l’incontournable dimension collective de la démarche.

Ces deux conditions renvoient à un réglage fin de la méthode et du calendrier.

 

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