De retour de quelques jours de congés, on me signale un billet me concernant sur le blog de Madame Brugnera, conseillère du 3e chargée de la petite enfance. Il fait suite à un échange que nous avons eu sur le dossier des Relais d’assistantes maternelles « Citrouille et Potiron » lors du conseil d’arrondissement du 3e. Madame Brugnera entend ainsi « rectifier des contre vérités que je véhiculerais sur le sujet ». Diantre ! Interroger serait donc proférer des contre-vérités.  Le plus cocasse, c’est que non seulement elle ne démontre aucune contre vérité, mais bien au contraire, elle confirme les points que j’avais soulevés, en contredisant par la même le Maire du 3e  – cf. mon billet du 28 février !

1er élément. La conseillère à la petite enfance écrit que face à deux options – la reprise des relais par la Mutualité du Rhône ou la reprise par une association de parents et d’assistantes maternelles -, la Ville de Lyon fait le choix de la 1ère option. Il y a donc bien un choix et non une « automaticité juridique ». J’avais voulu éclaircir ce point, et le Maire du 3e avait répondu que la 1ère option était la seule solution juridiquement possible. Va comprendre…

2e élément. Je m’étais étonné en conseil du fait que les anciens salariés des Relais n’avaient apparemment pas reçu de proposition écrite de recrutement dans le cadre du nouveau montage. La conseillère à la petite enfance confirme que les courriels ont été adressés aux relais, alors que les salariés n’avaient plus accès aux locaux…

Je voudrais revenir aussi sur le qualificatif « exemplaire » que j’avais employé et qui semble poser problème à Mme Brugnera. Oui, je trouve intéressantes les expériences qui voient des citoyens, en l’occurrence des parents et des assistantes maternelles, se mobiliser dans la durée pour gérer un équipement. Visiblement, à entendre Mme Brugnera, l’autogestion n’est plus une approche prisée à gauche…

Je voudrais aussi dire que quatre mois de fermeture de relais d’assistantes maternelles, ce n’est pas une simple « péripétie administrative ». L’affaire aurait dû être mieux gérée pour éviter la rupture. Je voudrais lui dire aussi qu’il revient aux élus d’arrondissement de répondre aux questions « techniques » posées sur les dossiers. La réponse « voyez avec la Mairie centrale », même sur des points juridiques « complexes » n’est pas satisfaisante. De la même façon, les élus d’arrondissement auraient pu faire en sorte de veiller à ce que les salariés soient bien informés, en essayant de rapprocher les points de vue. C’est dans cette intermédiation et cette contribution à l’ingénierie des dossiers que réside la valeur ajoutée des élus d’arrondissement.

L’important maintenant est effectivement la réouverture des relais et de renouer avec leur succès avec la Mutualité du Rhône. Pour autant, il faut être transparent sur la gestion de ce dossier et en tirer les leçons.