Avr 12

Vous le constatez, depuis quelques années, certains secteurs du 3e arrondissement changent, pas toujours de façon positive :

  • A la Part-Dieu, on assiste à une densification, sans qu’il semble y avoir une logique dans l’implantation des immeubles de grande hauteur : cela crée des incohérences urbaines et dégrade les conditions de déplacement,
  • Cette densification à la Part-Dieu semble oublier les habitants, c’est-à-dire les personnes qui vivent au quotidien dans cet environnement : il y a peu de nouveaux espaces de respiration à proximité des lieux d’habitation et malgré la perspective de l’arrivée de nouveaux habitants, il n’est pas prévu de nouveaux équipements de proximité au cœur de la Part-Dieu. C’est une lacune du futur PLU-H qui ne prévoit aucun emplacement réservé pour des équipements publics au cœur de la Part-Dieu (école, mini-stade de proximité…).
  • A Montchat, des maisons caractéristiques sont remplacées par des immeubles, la bétonisation progresse, le quartier est moins vert, moins aéré. La circulation augmente, le stationnement devient difficile ce qui se comprend puisque la croissance de la population ne s’accompagne pas de nouveaux transports en commun performants pour desservir le cœur du quartier ou les hauts de Montchat (le nouveau T6 n’apporte pas d’amélioration pour gagner les pôles d’activité du cœur de Lyon). Et pourtant le nouveau PLU-H va permettre à la ville haute de gagner encore du terrain en augmentant les hauteurs constructibles, au début de la rue Ferdinand Buisson (côté sud), rue du Professeur Florence et rue Roux-Soignat. Sur le cours du Docteur Long les règles sont inchangées ; dès lors, les constructions hautes vont se poursuivre, renforçant “l’effet-tunnel” sur cet axe majeur pour le quartier.
  • Toujours à Montchat, le PLU-H est conçu pour permettre une forte urbanisation du terrain de la clinique Trarieux, dès le départ de celle-ci en 2019 : ces règles vont permettre la réalisation de 200 logements, avec des hauteurs autorisées de 13 m sur tout le terrain autour du bâtiment existant alors que pour ce secteur pavillonnaire caractéristique la hauteur de construction est à 7 m.

La Métropole de Lyon, en accord avec la Municipalité du 3e (En Marche-PS-PC-MODEM-Verts) veut ainsi amplifier cette mutation avec le nouveau Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLU-H).

Vous pouvez dire votre opposition à cette dégradation du cadre de vie, pour que l’équipe municipale modifie le projet de PLU-H. Donnez votre avis dans le cadre de l’enquête publique qui se déroule du 18 avril au 7 juin 2018 à 12H.

Vous pouvez consulter le projet de PLU-H et exprimer vos observations et propositions :

  • En Mairie du 3e (18 rue François Garcin) ou à la Métropole de Lyon (20 rue du Lac)
  • En ligne directement sur https://www.registre-numerique.fr/pluh-grandlyon
  • Par courriel à l’adresse électronique : pluh-grandlyon@mail.registre-numerique.fr
  • En rencontrant un membre de la commission d’enquête, en Mairie du 3e : le mercredi 2 mai 2018 de 13h45 à 16h45 ou le samedi 2 juin 2018 de 9h à 12h (téléphonez en Mairie pour vous faire confirmer ces créneaux).

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , ,

Mai 05

Poursuivons notre revue du bilan de mandat de la Mairie PS du 3e arrondissement. Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, voir omissions I et II. Toujours sur la base de l’appréciation du Maire “on a presque tout fait et même plus”, intéressons-nous au “presque” en matière de sécurité et de tranquillité publique.

Lors de la campagne de 2008, Thierry Philip et Najat Vallaud-Belkacem avaient fait campagne conjointe (municipale et cantonale) à Montchat en promettant notamment la mise en place d’un garde-champêtre. C’était la façon “politiquement correcte” pour les représentants d’une “gauche moderne” de parler de tranquillité publique. Chacun peut se souvenir des envoyés de Mme Belkacem, parcourant les trottoirs du quartier avec leur carte postale, vantant notamment cette promesse. Cinq ans plus tard, le garde-champêtre ne montre toujours pas ses guêtres. Cette approche folklorique du bilan de la Mairie PS n’a cependant rien de réjouissant, car cela veut surtout dire que les questions de sécurité ont mal été prises en compte. Les vagues de cambriolages, des braquages, les occupations de l’espace public provoquant des nuisances, les bagarres aux abords des établissements scolaires montrent que la sécurité et la tranquillité publique sont mal assurées. J’ai évoqué récemment la regrettable place qu’occupe notre arrondissement au palmarès des cambriolages.

Cette promesse non tenue est d’autant plus critiquable qu’il faut rappeler que dans le même temps, l’antenne de la Police nationale de l’avenue Lacassagne a été fermée. Il faut aussi rappeler que dès 2001, la gauche avait refusé d’apporter les bonnes solutions pour le 3e Est. La mémoire collective est courte ; il faut donc rappeler qu’à son arrivée à la Mairie de Lyon, Gérard Collomb avait annulé le projet d’implantation d’un poste de Police municipale rue Professeur Florence, à la jonction de Montchat et de Sans Souci, alors que les locaux étaient prêts. A la place une permanence de la police municipale avait été instaurée cours Docteur Long. Le service n’était pas à la hauteur des besoins et il sera quoi qu’il en soit supprimé quelques années plus tard.

Le bilan de la gauche en matière de sécurité dans le 3e Est, c’est donc l’inaction délibérée.

Le 3e Ouest serait-il mieux traité ? Pas vraiment. Chacun peut constater que les alentours de la Part-Dieu (gare et centre commercial) restent problématiques, des faits divers sordides l’ont rappelé.

Les soirées des Berges du Rhône restent toujours une calamité pour les riverains. Nous avons pu constater souvent un fatalisme dans les propos des élus PS, compte tenu de la nature des lieux. Faut-il rappeler les avertissements que le groupe Ensemble pour Lyon avait formulé lors de la conception de l’aménagement ?

Enfin pour terminer cet épisode, il faut évoquer le secteur Gabriel Péri. J’ai été consterné de lire dans le bilan de mandat paru dans Vision 3e : “nous sommes fiers du retour à la tranquillité, en particulier sur les places Ballanche et Gabriel Péri”. Quelle définition notre maire donne-t-il à tranquillité ? Chacun peut constater les trafics en tout genre qui subsistent dans ce secteur, la prostitution dont la presse s’est récemment fait l’écho. Une situation qui ne mérite certainement pas l’autosatisfaction du Maire.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , ,