Pierre Bérat

Engagé pour une droite ouverte, européenne, qui ne se désintéresse pas des Métropoles. Elu régional et municipal de Lyon jusqu'en 2020/2021.

Étiquette : rythmes scolaires

Compte-rendu d’opposition constructive

MirabilisFidèles à la ligne que nous nous sommes donnée pour ce mandat, lors du Conseil du 3e arrondissement du 12 novembre, nous avons adopté les positions suivantes.

Budget

Dans le cadre de la préparation du budget 2015, à l’occasion de l’examen de l’état spécial d’arrondissement (délibération budgétaire relative aux dépenses de l’arrondissement), je me suis étonné du fait que ce document ne traduise aucun volontarisme en termes de réduction de la dépense publique. Le débat avait plutôt bien commencé puisque l’élue chargée de présenter ce budget rappelait que dans notre contexte de dérapage de la dépense publique “tout le monde devait faire des efforts”. Visiblement, Thierry Philip, le Maire du 3e n’est pas tout le monde puisque ses dépenses de communication et de réception sont inchangées par rapport à l’année dernière, voire en augmentation de 3,6 % pour certaines publications.

Nous savons bien que ces budgets d’arrondissement sont très limités et que ce ne sont pas les économies réalisées à ce niveau qui permettront seules de faire face au défi budgétaire de la Ville de Lyon. Mais elles peuvent contribuer à l’effort global : les petits ruisseaux font les grandes rivières. Sans compter qu’il y a aussi un aspect d’exemplarité : la réduction des dépenses d’apparat en fait partie !

Les élus du groupe UMP et apparentés n’ont donc pas voté cette proposition de budget.

Projet éducatif de territoire

Les problèmes concernant les nouveaux rythmes scolaires n’étant toujours pas réglés (manque de sécurité, qualité des activités, coût pour les familles…), et malgré l’autosatisfaction des élus en charge, nous n’avons pas approuvé ce projet éducatif. Et ce d’autant plus que nous avons eu la confirmation que la majorité municipale n’entendait pas associer l’opposition à l’évaluation de ces nouveaux rythmes scolaires, ni au niveau ville, ni en arrondissement. La commission municipale de suivi, mise en avant par l’adjointe Anne Brugnera, sans statut formel, ne constitue pas une réponse satisfaisante.

Projet de modernisation de l’Hôpital Edouard Herriot

Sylvie Pendarias a indiqué le soutien de notre groupe à ce projet. Elle a proposé que ce projet associe plus les habitants du 3e arrondissement. Elle a aussi demandé une action rapide pour nettoyer le mur d’enceinte, au niveau de la Chapelle de l’Hôpital.

Crèche Mirabilis

J’ai interrogé l’équipe municipale du 3e arrondissement sur son action pour contribuer au sauvetage de la crèche Mirabilis (située dans l’immeuble Terra Mundi, Part-Dieu Villette). Alors que notre ville manque toujours de places pour accueillir tous les enfants, il serait consternant que cette crèche soit fermée. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un établissement unique, offrant une solution de garde la nuit ou pour des horaires atypiques. J’ai souligné le fait que si cette crèche ferme, cela mettra de nombreux parents dans une situation très grave, compte tenu de leurs impératifs professionnels.

Découpage électoral de la Métropole

J’ai interrogé le Maire du 3e arrondissement sur le projet visant à créer les futures circonscriptions électorales pour les prochaines élections à la Métropole. Ce projet, qui doit être arrêté prochainement, n’est pas acceptable car il est préparé dans la précipitation, sans travail de fond et encore moins de concertation. Les circonscriptions proposées sont artificielles et très inégales. Ce “charcutage” électoral risque notamment de conduire à couper le 3e arrondissement en deux. Pour les prochaines élections, vous voterez pour une liste municipale “3e arrondissement” et pour des listes métropolitaines différentes selon que vous habitez à l’Est ou l’Ouest des voies ferrées ! Et on nous dit que l’on cherche à simplifier et à rapprocher les élus des électeurs…

Je voulais connaître l’avis officiel donné par le Maire sur le charcutage de son arrondissement. Il a répondu que le débat s’était fait via les groupes politiques du Grand Lyon… J’en déduis donc qu’il n’a pas fait connaître de position au Préfet. Faut-il en déduire qu’il se désintéresse de l’intégrité de son arrondissement ou que ce charcutage l’arrange ?

 

Les nouveaux rythmes scolaires en pratique…

Alors que les doutes sur la sincérité du vote des conseils d’école ne font que grandir, Gérard Collomb et son adjointe Anne Brugnera poursuivent à marche forcée la mise en place de leur réforme des rythmes scolaires, nouvelle organisation qui va coûter aux familles, coûter aux finances publiques, désorganiser la vie des familles, des écoles, des associations proposant des activités le mercredi, des professionnels dans le domaine de l’enfance… alors même que cela changera peu de choses pour améliorer l’apprentissage des enfants !

Je rencontre de nombreux parents révoltés ou consternés par cette situation et j’ai proposé à l’un d’entre eux de publier son « témoignage ». Rien de tel que du vécu pour dénoncer les aberrations !

« En tant que parent, je ne comprends pas et je n’accepte pas l’organisation des rythmes scolaires proposée par Monsieur Gérard Collomb le 14 mai dernier suite au décret Hamon.

En effet, il me semble important de rappeler les fondements de cette réforme centrée sur l’intérêt de l’enfant et sur sa bonne prise en charge tout au long de la semaine scolaire : l’objectif est de mieux répartir le temps d’apprentissage sur la semaine en assurant une grande régularité dans les apprentissages (respect des rythmes d’apprentissage et de repos).

Le choix fait par Gérard Collomb et son équipe ne va pas dans ce sens. Choisir de regrouper toutes les activités  sur une demi- journée – et pas n’importe laquelle – le vendredi n’est pas synonyme de régularité mais plutôt de weekend de 2,5 jours (pour les enseignants, pour les parents pouvant facilement caler leurs absences professionnelles sur celles de leur enfant).

Le choix du mercredi matin travaillé et du vendredi après midi réservé à des activités périscolaires facultatives vont par ailleurs impacter dès la rentrée mes finances et mon organisation.

Je vais payer à mon assistante maternelle les 3 heures du mercredi matin pour pouvoir garantir son pouvoir d’achat et qu’elle puisse ainsi m’assurer la garde de mon enfant sur le temps du déjeuner, le soir après l’école, les mercredis après midi et les vacances scolaires. Qui a pris en compte les impacts organisationnels et financiers pour les assistantes maternelles ?  L’évolution de ce métier qui va tendre uniquement vers la garde d’enfants non scolarisés ?

Je vais payer l’activité périscolaire du vendredi 200 euros/an en m’engageant pour une année sur une activité non connue lors de la préinscription. Initialement, le montant était de 20 euros par an !

J’espère que l’activité « choisie » du mercredi matin sera planifiée le mercredi dans l’après midi et pas un soir de semaine pour que mon enfant puisse continuer à s’épanouir dans une activité qui lui plait.

Le mieux serait d’annuler cette réforme en raison de son coût pour la collectivité, pour les parents, pour l’économie. En effet, le mercredi matin depuis des années génère des revenus à l’Etat (ex : emploi des assistantes maternelles, écoles de musique, associations sportives et culturelles, professeurs de musique particuliers, orthophoniste, orthodontiste, station de ski, organisation du 4/5….). Comment ces impacts ont il été mesurés ? Est-ce que toutes ces activités pourront être réalisées le samedi ou le soir sans fatiguer plus nos enfants?

Le moins pire à Lyon serait d’étudier une répartition des activités sur deux demi journées (mardi et jeudi) pour répondre aux critères initiaux de la réforme et non une demi-journée le vendredi pour faciliter la gestion du personnel et des équipements de la ville. »

Tout ça pour ça !

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil d’arrondissement du 2 juin sur l’organisation des rythmes scolaires proposée par Gérard COLLOMB et Anne BRUGNERA.

« Enfin, nous abordons le sujet des rythmes scolaires, c’est un sujet très important et on sait combien il préoccupe les parents et les enseignants.

Nous allons voter contre cette délibération comme nous l’avons expliqué en conseil municipal.

La première raison est le défaut de concertation et l’absence de débat démocratique sur la question, cela mérite un vote négatif. Il est consternant de constater que c’est le 2 juin, à deux semaines de la fin des cours et à quelques mois de la rentrée, avec les vacances au milieu, que les parents d’élèves connaissent les modalités de l’organisation de la semaine, ce qui leur pose d’énormes problèmes.

Gérard COLLOMB avait décidé de se donner un an de plus pour donner le temps à la réflexion ; cette année n’a servi à rien car il n’y a pas eu de concertation ni de débat démocratique alors que la campagne municipale aurait dû être l’occasion de débattre de ce sujet. Vous avez fait preuve d’un évitement permanent sur la question. Il était répondu aux parents dans les conseils d’école que nous ne pouvions pas aborder le sujet étant en campagne électorale, ce qui est un comble puisque nous étions là au cœur du débat municipal.

Il y a eu mensonge en plus puisque Gérard COLLOMB, dans la seule information qu’il avait pu donner, avait annoncé un coût pour les familles de 2 à 19 euros par an et que, quelques jours après les élections, c’est devenu un coût de 2 euros à 20 euros par mois ce qui, en termes de déontologie démocratique, pose un problème. Comment peut-on se renier ainsi en quelques jours ? Vous avez inventé l’école publique payante ! C’est tromper les Lyonnais que d’avoir fait ce type de fausse information.

Pour toutes ces raisons, cela méritait déjà de marquer le coup par un vote négatif.

Le deuxième point c’est sur le fond de la réforme ; nous avons complètement perdu de vue l’objectif de départ de cette réforme. Je rappelle pour Madame BRUGNERA, qui n’est pas là ce soir, mais qui l’a dit largement dans les médias, l’objectif n’est pas de rendre le planning lisible pour les élèves, ni de ne pas compliquer l’organisation dans les établissements scolaires mais, l’objectif est bien d’alléger le temps scolaire pour que les enfants puissent mieux apprendre à l’école. En la matière, il y a des besoins.

Aujourd’hui, vous nous proposez de basculer les heures d’apprentissage du vendredi après-midi sur le mercredi matin, on est bien loin de l’objectif de l’allègement puisque le rythme va rester soutenu pendant une bonne partie de la semaine pour les enfants.

Je souscris assez à la formule « tout ça pour ça » parce qu’il n’était pas utile de se lancer dans un tel “barnum” pour aboutir à un résultat finalement aussi marginal.

Votre proposition est habile parce que finalement, elle va arranger beaucoup de monde et nous retrouvons le modèle lyonnais de Gérard COLLOMB, c’est « socialo-démago » car  en faisant ça, on ne bouscule pas trop les choses et on va se mettre « dans la poche » un certain nombre de personnes. Le problème, c’est que cette réforme, qui ne change rien sur le fond,  a un coût, pour la collectivité et pour les familles. Il est estimé entre 8 et 9 millions d’euros par an. Dans le contexte actuel, c’est une somme significative, c’est une nouvelle école par an en termes d’investissement.

Il s’agit donc d’une réforme a minima, qui ne change pas grand-chose, mais qui va obérer nos capacités budgétaires dans un contexte que l’on sait déjà très contraint.

La troisième raison, dont on a peu parlé – mais en politique il faut avoir des positions fermes et les assumer -, c’est qu’il y a un très mauvais signal politique qui est donné car, derrière, c’est le weekend de 2 jours ½ qui est proposé. Aujourd’hui où l’on est plutôt dans une logique où il faudrait que la France travaille plus, pour nous sortir des difficultés dans lesquelles nous sommes, par le biais de cette réforme, vous allez donner un encouragement au week-end de 2 jours ½. En termes philosophiques ou d’organisation de la société, ce n’est pas un bon message mais il est cohérent avec votre logique socialiste que vous avez développée depuis quelques années. Par ailleurs, une telle interruption n’est pas bonne pour les rythmes scolaires !

Pour ces trois raisons et, face à cette réforme qui s’avère être un fiasco, à la fois national et local, puisqu’encore une fois, cette réforme ne débouche pas sur grand-chose pour un coût important, nous allons voter contre cette délibération. Aujourd’hui, la meilleure solution serait d’annuler cette réforme ; reste à espérer que la raison l’emporte et qu’au niveau national, face au résultat que l’on va obtenir, le Gouvernement revienne sur ce sujet. Nous manifesterons samedi, devant le Rectorat, pour demander l’annulation de cette réforme car, nous sommes nombreux à nous y opposer en l’état.

Nous sommes devant une réforme malmenée qui perd ses objectifs de départ et qui est moins favorable que ce que nous pouvions avoir.  Merci. »

Intervention de début de mandat

Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention, lors de l’installation du Conseil d’arrondissement pour le mandat 2014-2020.

“Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous n’avons pas présenté de candidature au poste de Maire parce que nous prenons acte du résultat de cette élection qui conduit finalement à un statu quo dans la composition de ce Conseil d’Arrondissement ; si ce n’est le remplacement d’un élu du Centre par un élu du Front National. Nous en prenons acte, de même que nous aimerions que soit prit acte du fait qu’au niveau de la Métropole, l’union de la Droite et le Centre l’emporte avec 20 000 voix. Nous espérons que mercredi,  l’issue démocratique constatera cette majorité au niveau de la Métropole, qui vous le savez est pour nous et nos affaires locales, demain, la collectivité politique d’avenir.

Nous vous adressons bien évidemment nos félicitations républicaines pour cette élection. Je voudrais aussi saluer l’élection de Monsieur Kepenekian au poste de 1er Adjoint de la Ville de Lyon. Je pense que ses qualités humaines et sa « rondeur » seront un atout pour un mandat, dont nous savons tous, et notamment vous dans la majorité, qu’il sera sans doute éprouvant.

Je voudrais également remercier les 10 259 électeurs qui ont choisi notre liste de l’union de la Droite et du Centre au 2ème tour et je salue tous les colistiers et tous les sympathisants qui nous ont accompagnés dans ce combat électoral et qui ont fait preuve de beaucoup d’ardeur. Je pense que cela a été noté sur le terrain, un grand remerciement à tous !

Je voudrais aussi exprimer un certain regret du fait d’une campagne qui a été, je pense, d’une certaine manière escamotée. Nous avons été face à une non-campagne au niveau de la Ville et de cet arrondissement. L’une des conséquences que vous avez évoquée, c’est le niveau très élevé de l’abstention, 43,4% sur notre arrondissement, c’est nettement plus qu’au plan national. De ce résultat nous ne pouvons pas tirer un grand soutien pour le modèle lyonnais que Gérard Colomb souhaite incarner. Je voudrais puisque l’on parle abstention, déplorer aussi le fait que de trop nombreux Lyonnais n’aient pas pu voter pour cette élection du fait de radiations abusives. J’ai rencontré des Lyonnais en colère, des Lyonnaises en colère notamment, qui repartaient d’un bureau de vote dans l’impossibilité de voter et qui n’auront même pas la possibilité de se réinscrire dans cette année électorale. Cette situation est bien sûr totalement inacceptable, priver quelqu’un de son droit de vote est un grave problème. Je dis que cela l’est d’autant plus que c’était “chronique d’une colère annoncée” car nous en avons souvent débattu ici. Nous savions qu’il y avait eu des radiations à la « hache », des cas de personnes qui n’auraient pas dû être radiées. Cela pose un problème démocratique, et je constate que nous n’avons toujours pas d’explications rationnelles de ce raté démocratique.

Campagne escamotée car je pense qu’effectivement pendant toutes ces semaines de campagne, nous avons fait face à un non débat, une stratégie d’évitement. Cela a été vrai pour la Ville de Lyon avec Gérard Collomb, cela a été vrai dans le 3ème arrondissement. Je donne juste quelques exemples. Grand étonnement  de voir que sur la question des rythmes scolaires, question fondamentale pour la Ville, question fondamentale pour les parents, question fondamentale pour les familles, il n’a pas été possible de débattre de cette question. J’ai été consterné des propos qui m’ont été rapportés par des représentants de parents d’élèves, à qui on a dit en conseil d’école, quand ils posaient la question de ce qu’il allait advenir à la rentrée, que « nous ne pouvons pas vous en parler nous sommes en campagne municipale ». Si l’on ne peut pas évoquer dans une campagne municipale les sujets clés de la Ville, là aussi il y a un problème démocratique.

Nous aurions aimé aussi pouvoir débattre, mais l’occasion médiatique n’a pas été au rendez-vous, des problèmes de sécurité et de tranquillité publique qui se posent dans cet arrondissement. En matière de sécurité et de tranquillité publique, je constate que l’on a laissé pourrir, je pèse mes mots, certaines situations. On a vu autour de certains espaces publics, et on a vu sur certains camps à Montchat, et on a vu le long des berges du Rhône, une exaspération monter dans la population. Cette exaspération on l’a laissé monter et cette exaspération a eu sa traduction électorale que bien évidemment vous avez dénoncée dans votre discours. Je dis que logiquement quand on laisse les gens s’exaspérer, que l’on n’apporte pas de solutions, cela a cette traduction électorale. On nous a beaucoup attaqués dans cette campagne sur le système UMPS, mais ce que je vois aujourd’hui ce sont les effets de la convergence d’intérêts FN-PS. J’invite chacun à regarder les résultats électoraux dans le 3ème et vous verrez, la géographie de ce vote, comment elle recoupe très précisément, les problèmes au bord des berges du Rhône, les problèmes autour de la place de la Reconnaissance, les problèmes autour du boulevard Pinel.

Vous avez évoqué vos scores sur Montchat, et je corrige votre propos Monsieur le Maire, certes vous êtes en tête dans un contexte de triangulaire, mais il y a de nombreux bureaux de vote où vous êtes minoritaires, vous n’avez pas atteint la majorité absolue. Nous avions un contexte de triangulaire dans cette élection, bien sûr que cela a cassé la dynamique, bien sûr que cela a facilité la réélection de la liste de gauche. Nous ne sommes pas obligés de ne pas le dénoncer et je voulais quand même le signaler et que chacun en tire les leçons pour l’avenir et pour l’efficacité de son vote.

Enfin en termes de débat, nous aurions aimé pouvoir débattre avec vous des questions d’urbanisme. Pouvoir confronter nos projets sur la Part-Dieu, il n’y a pas de caricatures, il y a des projets alternatifs, on aurait aimé pouvoir en parler. Sur Montchat, nous aurions aimé pouvoir vous entendre, sur comment vous pouvez de nouveau promettre des choses en 2014 alors que ce que vous aviez promis en 2008 n’a été suivi d’aucun effet, puisque nous n’avez rien fait en matière de PLU pour changer la situation.

Campagne escamotée, campagne tronquée également, puisque vous vous êtes présentés à la tête d’une coalition rose-verte. Nous avions vu toute la fin du dernier mandat le début de vos divergences, puisqu’il y avait dans les interventions de vos adjoints, deux interventions parallèles. Vous vous êtes présentés au 1er tour, avec deux listes distinctes, en nous expliquant qu’il y avait des divergences qui motivaient le fait qu’il y ait deux listes. Entre les deux tours, dans l’urgence, vous vous êtes “rabibochés”, puisqu’il fallait constituer les listes. Vous vous êtes présentés au 2e tour avec une liste unique, vous avez gagné les élections et quelques jours après en conseil municipal Monsieur Etienne Tête nous a dit qu’il faisait un constat que vous n’étiez pas d’accord sur les objectifs et que donc, il n’y aurait pas de participation des Verts à l’exécutif. Alors je vous pose une question toute simple, pour quel programme ont voté les électeurs, les 15 752 électeurs qui ont voté pour vous au 2ème tour, puisque aujourd’hui vos alliés Verts font le constat que vous n’êtes pas d’accord sur les objectifs. Cela pose là aussi un problème de transparence politique. Là ce que je souhaite c’est que cela ne soit pas comme à la Région, un mandat de paralysie qui s’ouvre, parce qu’effectivement vous avez trop de divergences pour mener une politique qui ait des bienfaits pour les Lyonnais.

Cette campagne escamotée, cette campagne tronquée, encore une fois nous en admettons les résultats, mais c’est maintenant que tout commence, parce qu’il va falloir maintenant être clair et transparent sur ce que vous voulez faire. Je vous dirais bien évidemment que nous, le mandat qui nous est donné, est un mandat d’opposition, que nous mènerons cette opposition de façon ouverte et constructive, mais de façon totalement déterminée. Et, je dis aux habitants du 3ème arrondissement quels qu’ils soient, de droite ou de gauche, que nous serons comme nous l’avons été les six dernières années, des veilleurs attentifs, pour dénoncer notamment toutes les choses qui vont dans le mauvais sens, je fais référence aux démolitions Part-Dieu, aux problèmes d’urbanisme à Montchat, aux problèmes de sécurité qui ne sont pas traités. Nous sommes à leur disposition pour porter leurs messages et pour qu’ils soient entendus dans le sens de l’intérêt général.” 

L’enfance dans le 3e arrondissement

Je vous propose de découvrir la video du Café pour l’enfance du 3e arrondissement, débat qui m’a permis d’exposer ma vision et mes projets pour l’enfance dans notre arrondissement. La video est visible via ce lien.

Compte tenu de la longueur du débat, quelques indications sur le moment où ont été traités les différents thèmes : l’accueil de la petite enfance (14e minute), la vie des familles (44e), les nouveaux rythmes scolaires (57e), la théorie du genre (1H18 minutes), le sport (1H 45 minutes), le handicap (1H 59 minutes), la sécurité (2H et 6 minutes).

Compte tenu des thèmes traités lors de ce débat, je ne comprends pas que Thierry Philip, candidat du PS pour les élections municipales, se soit dérobé !

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