Dans 100 jours, les Auvergnats/Rhônalpins auront choisi leur avenir au sein de la grande région Rhône-Alpes/Auvergne. Après 10 ans de gauche plurielle en Rhône-Alpes, ces élections régionales sont en enjeu majeur. Pourtant, pour de multiples raisons – perte de confiance en la politique, mode de scrutin qui ne favorise pas l’affirmation des Régions, graves menaces mondiales qui occupent les esprits…-, il est possible que les Français peinent à s’y intéresser.

Quelques mots pour rappeler les raisons pour lesquelles ces élections méritent intérêt, mobilisation et clarté du choix.

Commençons par souligner qu’elles seront une nouvelle et déterminante occasion pour les Français d’engager une dynamique pour une autre politique pour la France. Après le succès des élections départementales, les régionales doivent renouveler l’expression du ras-le-bol face à l’impasse socialiste, ses erreurs et sa démagogie.

Ensuite, soyons conscients que les Régions ont les moyens d’apporter des réponses aux grandes préoccupations des Français.

L’emploi. En charge du développement économique et de l’appui aux entreprises, les Régions peuvent contribuer fortement à la création d’un environnement favorable à la dynamique entrepreneuriale, à la création de richesses et donc au développement de l’emploi. Leur rôle en matière de formation et d’orientation doit permettre de rapprocher les demandeurs d’emploi des opportunités professionnelles. Je regrette d’ailleurs que la loi NOTRe ne soit pas allée plus loin dans le rôle confié aux régions. Dans le contexte d’atonie économique que nous connaissons en France, c’est une responsabilité fondamentale des Régions. La majorité sortante a échoué dans ce domaine, empêtrée dans ses blocages idéologiques, son saupoudrage clientéliste et sa culture de la bureaucratie. En 10 ans, elle a fait de la puissance régionale Rhône-Alpes une région banalisée au plan économique. Les derniers chiffres régionaux du chômage ne montrent pas d’amélioration (+ 5,1 % sur un an). Quant à la création de richesses, nous sommes bien loin du potentiel de notre belle région : un PIB par habitant qui a moins progressé que la moyenne de l’UE depuis 2010 et deux fois moins (!) que notre région partenaire du Baden Würtemberg ou que la région de Stockholm.

L’avenir des jeunes. Outre une politique générale favorable à l’emploi, la Région peut impulser une politique d’orientation clairement tournée vers les débouchés professionnels. Elle peut favoriser le développement de l’apprentissage. Deux sujets sur lesquels le bilan de l’équipe sortante est médiocre. + 31,7 % pour le chômage des jeunes depuis 2010. Et la Région, c’est aussi la responsabilité d’assurer les meilleures conditions d’études au lycée et leur ouverture sur leur environnement.

La sécurité. Certes, la Région n’est pas l’acteur premier de notre sécurité compte tenu de ses compétences. Mais il y a deux domaines où elle doit s’en préoccuper. Celui des lycées, car la Région doit s’engager pour protéger les jeunes des violences et nuisances qu’ils sont susceptibles de rencontrer dans l’environnement scolaire. Celui des TER ensuite, car les milliers de Rhônalpins qui fréquentent quotidiennement gares, trains et cars pour leurs déplacements doivent pouvoir le faire en toute quiétude. La Région doit donc intégrer la menace terroriste ainsi que se donner les moyens de lutter contre les fauteurs de troubles du quotidien. Entendre Jean-Jacques Queyranne annoncer fièrement il y a quelques jours que quelques TER ont une vidéoprotection activée souligne l’ampleur du retard que nous avons pris.

Un cadre de vie de qualité. Les territoires de notre région sont magnifiques. Avec l’arrivée de l’Auvergne, la grande région sera encore plus riche en espaces d’exceptions. Mais ce capital nature doit être entretenu et il faut veiller à l’équilibre entre les territoires, avec le risque de pôles urbains toujours plus denses, captant emplois et richesses, et celui de perte de vitalité de certains espaces ruraux. La Région peut favoriser les bons équilibres, en matière de services dans tous les territoires (notamment en matière de santé et de commerces de proximité), en aidant (vraiment) l’agriculture, avec son rôle en matière de mobilité (TER), avec son impulsion en matière d’énergies renouvelables, avec les parcs naturels.

La maîtrise de l’immigration. Sur ce sujet sensible qui dépend de décisions européennes et nationales, la Région a bien sûr peu d’influence. Sauf que la majorité sortante, dans son soutien aux associations, a largement favorisé des approches communautaristes. Là encore, il y a sans doute d’autres priorités, y compris pour favoriser la cohésion nationale.

100 jours donc, pour un enjeu majeur.

Fin août, Laurent WAUQUIEZ a lancé au Mont Mézenc la campagne pour un Nouveau Souffle pour Rhône-Alpes/Auvergne. Car si la Région a la possibilité d’agir sur ces questions fondamentales, force est de reconnaître que la majorité sortante a endormi notre région. Avec la campagne de Laurent WAUQUIEZ pour un renouveau de Rhône-Alpes/Auvergne, la dynamique est là ! Intéressez-vous y !