Mar 10

Voici l’explication de notre décision de ne pas prendre part au vote pour l’élection du nouveau Maire de Lyon 3e, même si nous étions bien sûr présents à la séance de ce samedi 10 mars 2018.

 

A la suite de la démission de Thierry Philip, le Conseil du 3e arrondissement a élu, ce samedi 10 mars, Catherine Panassier pour lui succéder.

Il s’agit d’une élection faux-semblant. Malgré leurs fractures, malgré les divergences politiques de fond dans le nouveau paysage politique national, les conseillers issus de la liste Collomb de 2014 se sont entendus pour cette désignation car il y avait les postes d’adjoint à se répartir.

Suite à la démission de Thierry Philip, qui est aussi une traduction de ce malaise au sein de la coalition de 2014 (cf. son interview dans le Progrès du 10 mars), il aurait fallu que les habitants du 3e puissent revenir aux urnes, pour clarifier les choix politiques pour l’arrondissement. Dans ce contexte, les élus Les Républicains et apparentés du 3e ont choisi de ne pas prendre part à cette élection au sein du conseil.

Nous avons besoin de savoir comment va agir cet ensemble d’élus qui regroupe des PS traditionnels, des Verts assumés, des communistes historiques, des MODEMs, d’anciens socialistes devenus l’avant-garde du macronisme, des modérés de la société civile… Comment cet ensemble hétéroclite entend-il agir pour notre arrondissement pendant les deux prochaines années :

  • En matière de mobilité, partagent-ils la vision d’une écologie punitive et de la chasse systématique à la voiture, défendue avec acharnement par certains d’entre eux, comme nous le voyons sur la réduction des voiries ou la réforme du stationnement ?
  • Concernant les écoles, défendent-ils toujours la vision de M. Peillon/Hamon en matière de rythmes scolaires ou sont-ils finalement ralliés au retour à la situation antérieure ?
  • En matière de lutte contre la délinquance, sont-ils pour une action ferme pour mettre un terme aux comportements qui nuisent à la vie des gens ou bien confirment-ils qu’ils sont des adeptes du fatalisme et de l’excuse sociale ?
  • En matière de cadre de vie, sont-ils pour la densification de l’habitat, y compris à visée électoraliste, ou de vrais partisans de la qualité de vie en ville et de l’identité des quartiers ?
  • Concernant les migrants, sujet qui a été d’actualité dans le 3e, sont-ils d’accord avec les projets du Ministre de l’intérieur Gérard Collomb ou bien sont-ils sur une position de large accueil ?

C’est cela qui est en question, et il aurait été bon que les habitants puissent clarifier les choses.

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Juin 27

Nous venons d’être frappés hier par une nouvelle tragédie avec l’attentat de Saint Quentin Fallavier. Ce matin, je pense d’abord au cadre d’entreprise lâchement et odieusement assassiné lors de cette action criminelle, je pense à la douleur de sa famille.

Au plan politique, s’il en était besoin après les tragédies de début d’année, ce nouveau crime confirme que nous sommes dans une situation de guerre et que la lutte contre ce terrorisme fondamentaliste est l’une des tops priorités de la politique de sécurité de la France. Les discours, les postures ne peuvent évidemment suffire, il faut concentrer des moyens adaptés sur la lutte contre cette menace, y compris par des mesures d’exception si nécessaire, comme je l’exprimais déjà en début d’année.

A un tout autre niveau de problématique et d’action (donc sans lien mais je ne pouvais m’exprimer sur ce blog sans faire référence aux derniers événements), voici le communiqué de presse que j’ai diffusé hier suite à la parution dans le Progrès du 25 juin d’un article sur la position de la Mairie du 3e arrondissement à propos de la sécurité et de la tranquillité publique à Villette Paul Bert (communiqué repris dans le Progrès du 26 juin).

                  La Mairie du 3e ne doit pas continuer à minimiser les problèmes d’insécurité et les atteintes graves à la tranquillité publique

 La Mairie du 3e communique ce jour sur une enquête qui indiquerait que les habitants de Villette-Paul Bert ne se sentent pas en insécurité. Cette conclusion est complètement décalée par rapport aux alertes lancées depuis plusieurs mois par les associations du quartier et aux témoignages d’habitants. En cherchant à minimiser les problèmes, le Maire du 3e arrondissement ne prend pas la voie de la recherche de solutions efficaces pour faire cesser les comportements qui nuisent fortement à la qualité de vie des habitants dans certains secteurs du quartier. Il y a quelques jours, lorsque j’ai suggéré l’implantation d’un poste de police municipale rue Baraban, Thierry Philip m’a répondu que les contraintes budgétaires ne le permettaient pas ; il s’agit en fait d’une question de choix, difficile à opérer quand on refuse de reconnaître les problèmes.

La Mairie du 3e dévoile ce jour dans le Progrès des résultats d’une enquête de proximité selon lesquels, une grande part des habitants du quartier Villette Paul Bert seraient satisfaits de la sécurité et de la tranquillité dans le quartier ; une conclusion sensible réalisée à partir de la collecte de 70 témoignages seulement…

Cette conclusion apparaît totalement décalée par rapport aux faits rapportés ces derniers mois par les associations locales : rodéos sur la chaussée ou les trottoirs, attroupements bruyants jusqu’à des heures tardives, menaces et invectives contre les personnes appelant à respecter la tranquillité publique, prise à partie des usagers de certains espaces publics… Lors d’une récente réunion publique, plusieurs habitants ont témoigné de ces nuisances importantes et de la dégradation de la situation.

En diffusant ainsi les résultats de cette enquête « légère », la Mairie du 3e cherche une fois de plus à minimiser les problèmes ce qui rend pessimiste quant aux solutions qui seront proposées. On peut ainsi pointer que la « sensibilisation sur l’utilisation des espaces publics » ne sera pas à la hauteur de la situation.

Pour faire cesser ces atteintes graves à la tranquillité publique et mieux prévenir la délinquance, je maintiens qu’il serait nécessaire d’implanter un poste de police municipale dans le 3e est, pour assurer une présence policière de proximité dont a besoin Villette-Paul Bert, mais aussi Montchat, quartier qui souffre quant à lui de vols et dégradations fréquents sur véhicules. Le Maire du 3e répond que les contraintes budgétaires ne le permettent pas : il faut en fait comprendre que ce n’est pas une priorité pour la Ville de Lyon.

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Mai 27

A Montchat, l’inquiétude et le mécontentement montent face à la mutation du cadre urbain : démolition de maisons et de villas, densification avec la construction d’immeubles sur des terrains de petite taille… La Mairie cherche à nier ou minimiser le phénomène, parlant de six maisons démolies. Mais dans le même temps, on justifie les travaux sur le réseau électrique par la densification de l’habitat…

Nombreux sont les Montchatois à refuser cette urbanisation à marche forcée, non maîtrisée, qui porte atteinte à l’ambiance villageoise du quartier, à son âme.

J’ai organisé récemment une réunion dans le quartier pour échanger sur cette évolution. L’assistance était nombreuse, traduisant une mobilisation pour éviter la banalisation du quartier.

Parmi les dossiers sensibles du moment, il y a le projet de construction d’un immeuble de 7 étages au 12 rue Ferdinand Buisson, alors que dans le secteur le PLUH prévoit des constructions de 2 étages, en cohérence avec le profil de la plupart des bâtiments existants. La construction d’un tel immeuble est théoriquement possible d’une part parce qu’il s’agit d’un immeuble de logement social, et d’autre part, parce qu’elle vient s’accoler à un immeuble existant de la même hauteur. Chacun peut néanmoins constater sur la photo combien un tel immeuble de 7 étages, qui doit être édifié à la place du parking, va dégrader le cadre urbain du quartier, créant un effet tunnel sur la rue F. Buisson.

DSC00500Par ailleurs, cet immeuble, construit sur un parking privé, et présentant un déficit en places de stationnement en sous-sol, va créer des difficultés supplémentaires de stationnement dans le secteur.

Dans ces conditions, se pose la question de l’avis rendu par le Maire d’arrondissement sur la demande de permis de construire.

Lors du Conseil d’arrondissement d’avril, j’avais interpellé Thierry Philip sur le sujet.

Celui-ci, comme son adjointe à l’urbanisme, ont refusé de dire quel avait été leur avis au motif qu’un contentieux avait été ouvert sur ce projet de construction

Cet avis du Maire d’arrondissement, sur un tel projet, est essentiel. Car c’est bien le Maire d’arrondissement, en tant qu’élu de proximité, qui doit pouvoir alerter sur le fait qu’une construction, dans ce type de situation “d’exception”, n’est pas compatible avec les caractéristiques d’un quartier. Les orientations d’urbanisme du PLUH pour ce secteur de Montchat mentionnent ainsi une “ambiance si singulière à préserver”.

Eh bien, il faut savoir que cet avis “caché” du Maire d’arrondissement a été positif comme le montre le cliché ci-dessous. Une preuve de plus que malgré les discours, Thierry Philip et son équipe sont favorables à une densification urbaine à marche forcée à Montchat… même s’ils peinent à l’assumer.

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Avr 03

Depuis l’élection municipale de mars 2014, Thierry Philip et son équipe ont passé beaucoup de temps à se répartir les postes puis à changer plusieurs fois cette répartition. Le Conseil d’arrondissement a ainsi pris une allure de “Tournez manège” ! 

Pendant ce temps, les sujets de préoccupation perdurent.

En matière de sécurité, si la mobilisation des habitants, relayée par notre opposition, a conduit la Mairie à enfin reconnaitre les problèmes (place Gabriel Péri, Villette…), les solutions durables sont toujours attendues. Par ailleurs, des problèmes perdurent, comme par exemple les dégradations sur véhicules à Montchat.

La densification urbaine se poursuit à marche forcée : les habitants de la Part-Dieu découvrent toujours les projets de tours à l’issue du MIPIM ou autres salons immobiliers et l’ambiance village de Montchat est de plus en plus menacée.

Pour nos déplacements, l’offre des lignes C3, C9 et C13 reste inadaptée.

Quant à l’autosatisfaction du Maire sur les nouveaux rythmes scolaires, elle est bien décalée par rapport à ce que vivent les parents et les équipes éducatives…

 

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Mar 08

IMG-20150223-00588J’aime beaucoup le sketch de Coluche dans lequel il parle d’un professeur d’université qui “vendait de l’intelligence mais n’avait pas un échantillon sur lui”. Je reprendrais volontiers cette formule à propos du fonctionnement de nos collectivités locales. Gérard Collomb et son équipe nous vendent un modèle lyonnais qui incarnerait la modération, l’équilibre, le bien vivre ensemble. Mais force est de constater que dans leurs actes, dans leur façon d’opérer la démocratie locale, nous n’en voyons pas un échantillon.

J’ai déjà évoqué comment la Métropole se mettait en place avec des règles d’exception qui loin de constituer une expérimentation de progrès, font faire quelques pas en arrière : une organisation intercommunale qui se transforme en collectivité de plein exercice sans qu’il y ait de nouvelle élection, un exécutif où la parité n’est pas respectée, le futur mode de scrutin de la Métropole préparé en catimini, dans une urgence qui pose question, et se traduit par un bel exemple de charcutage électoral à visée politicienne. Et puis il y a l’incroyable épisode de la mise en place de la Commission permanente de la Métropole. Toujours grâce à des dispositions d’exception, cette commission est constituée en excluant toute représentation de l’opposition, avec la seule exception de la désignation de l’élue dissidente du PRG Ludivine Piantoni. Cette commission permanente, sous-ensemble du conseil métropolitain, est pourtant censée examiner et approuver les décisions courantes. Il y a donc une volontée claire de Gérard Collomb de ne pas permettre à l’opposition de jouer son rôle. Dans n’importe quel pays soumis à l’examen de ses pratiques démocratiques, l’ONU aurait relevé une telle dérive.

Et puis, au-delà de l’organisation du fonctionnement démocratique, il y a la pratique des mandats politiques. Quiconque visionne la retransmission des débats du Conseil municipal ou du Conseil du Grand Lyon peut constater combien le Maire de Lyon est méprisant avec l’opposition. Je rappelle aussi l’épisode récent où l’adjoint à la sécurité, Monsieur Sécheresse, en réponse à une intervention de ma part sur la lutte contre la délinquance, s’était permis des propos injurieux, sans aucun rappel à l’ordre du Maire de Lyon. Un comble que l’adjoint en charge de la sécurité et de la tranquillité publique se complaise dans les incivilités.

Lors du dernier conseil du Grand Lyon, l’élue PS Anne Brugnera se permet d’accuser le groupe UMP de faire du “fonctionnaire bashing”. Nous plaidons pour une maîtrise de la dépense publique, et cela est traduit par la gauche par du “fonctionnaire bashing”… Là encore, soutien implicite de Gérard Collomb. Nous avons du quitter la séance et sommes toujours en attente d’excuses.

Rappelons aussi le consternant épisode qui a vu Thierry Philip retirer sa délégation de conseillère déléguée à la Mairie du 3e à Ludivine Piantoni, pour la punir de s’être faite élire à la Commission permanente du Grand Lyon, occasionnant un nouveau changement de responsabilités au sein de la Mairie d’arrondissement.

On peut parler aussi du règlement intérieur du Conseil du 3e arrondissement qui empêchait les élus de participer aux débats du CICA, alors qu’il était clairement une atteinte au droit d’expression des élus. Après plusieurs demandes de correctifs, il a fallu menacer d’un recours en justice pour obtenir la mise en conformité…

Dernier exemple en date, le dernier conseil du 3e arrondissement. Alors que je venais d’expliquer que nous voterions non sur deux dossiers relatifs à la vente de terrains de la Ville de Lyon, au motif que nous déplorons une absence de vision urbanistique à Montchat, avec une densification non maîtrisée, le Maire du 3e Thierry Philip se tourne vers son adjointe à l’urbanisme et lui dit quelque chose du style “ne réponds pas, laisse le faire son cinéma”…

En fait, à chaque fois que l’on appuie là où cela fait mal, c’est un dérapage verbal des élus en charge. Cette attitude est insupportable. Le fait d’être un notable socialiste n’exonère pas de se comporter dignement.

J’invite en tous cas les Lyonnais à ne pas s’en tenir aux apparences et aux beaux discours et à examiner les actes et les pratiques.

Quant au “cinéma” de la densification à marche forcé à Montchat, il n’est pas terminé. Notre action n’est pas un court-métrage. Thierry Philip et son équipe vont devoir assumer leurs décisions.

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