Petit à petit, par manque de volontarisme ou du fait d’erreurs pourtant dénoncées, le cadre de vie du 3e arrondissement subit des atteintes. Si chaque dossier peut sembler marginal, si chacun peut se dire que cela ne concerne que le voisinage immédiat, c’est bien
l’harmonie et la qualité de vie dans l’ensemble du 3e qui seront à terme pénalisées. Le Conseil d’arrondissement de décembre a fourni un exemple supplémentaire.

Nous avions déjà connu les opportunités perdues de créations d’espaces verts, avec la décision de l’équipe municipale de renoncer aux projets sur le tènement Keller Dorian (rue Saint Eusèbe) ainsi que rue des Petites sœurs. Il y a eu aussi le choix d’empiéter sur la future Esplanade Villette pour y créer un terminus Tramway pour la desserte du Grand stade. Et encore la regrettable décision de renoncer à réaliser intégralement le projet d’espace public sur l’îlot Créqui / Chaponnay / Voltaire / Verlet Hanus, un secteur pourtant en mal de respiration urbaine.

Autre erreur majeure que j’ai dénoncée : le choix de construire un immeuble de plusieurs étages entre le futur parc RVI et l’avenue Lacassagne, ce qui renforcera « l’effet tunnel » sur l’avenue.

Lors du Conseil d’arrondissement de décembre, nouveau recul :  la Mairie du 3e vient de renoncer à réaliser l’alignement des immeubles rue Richerand entre Pompidou et Paul Bert. J’ai contesté ce choix. La Ville de Lyon a en effet acquis l’immeuble des 66-68 rue Richerand et une opération de logement social va débuter. Cela aurait pu se faire avec une démolition-reconstruction qui aurait permis d’aligner les constructions. Mais la Ville de Lyon a préféré rénover le bâtiment existant, en invoquant des raisons de coût ; ce dont on peut douter quand on mesure l’ampleur des travaux à réaliser sur cet immeuble en triste état.  Ces immeubles déborderont ainsi définitivement sur la rue (voir la photo). Cet abandon de l’alignement est tout à fait dommageable quand on connaît les efforts qui ont été accomplis depuis plus de vingt ans pour  l’aménagement urbain du secteur.

Autre effet collatéral néfaste de cette décision : le trottoir de la rue Richerand conservera sa largeur insuffisante, ce qui n’est pas une question de détail quand on se situe sur un itinéraire d’accès à un groupe scolaire. J’ai aussi soulevé cette question de sécurité, mais les adjoints en charge ont jugé que cela ne posait pas de problème (voir photo suivante) !

Notre vote d’élus « Ensemble pour Lyon 3e » a été négatif sur ce dossier.