L’hypocrisie a été bien présente ces derniers jours. Dimanche dernier, avec certains résultats « troublants » pour ce 2e tour des cantonales. Si le scrutin garde naturellement ses secrets, et si les électeurs du 2e tour ne sont pas toujours tous ceux du 1er, une analyse des reports de voix donne toutefois des éclairages. Se dessinent alors des cocktails de reports osés, style mariage de la carpe et du lapin, qui tendent à confirmer les rumeurs sur des « consignes » bien peu en adéquation avec des propos moralisateurs tenus quelques temps plus tôt.  Si c’est ça le modèle lyonnais du PS, peut-on parler de modèle ? Raison municipale dirons-nous…

Cela rappelle clairement une chose : l’abstention massive donne toutes latitudes aux jeux tactiques politiciens.

Je suis par ailleurs revenu en Conseil du 3e arrondissement sur l’affaire des bulletins annulés (cf. mon précédent post). Non par volonté de rejouer le match, mais pour qu’il soit connu que sans ces annulations que nous jugeons abusives, l’ordre d’arrivée de Gérard VOLLORY dans le 11e canton aurait été 3e, devant le FN, et non 4e. Ce n’est pas neutre au plan politique. Dans mon intervention en Conseil, j’ai parlé d’hypocrisie, car je déplore que des élus de gauche, toujours promptes à s’émouvoir de la montée du FN, en donneurs de leçons, prennent la responsabilité politique – en décidant l’annulation des bulletins, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit -, de conduire à modifier l’ordre d’arrivée des candidats.

Ce jeudi nous a heureusement apporté la bonne nouvelle de la réélection de Michel MERCIER à la Présidence du Conseil général, avec Michel FORISSIER à la 1ère Vice-Présidence. Le département du Rhône garde sa majorité de Droite et du Centre, dans la clarté. C’est l’échec pour les manœuvres politiciennes, certains vont devoir rebooter leur GPS !

Hypocrisie toujours, sur un autre registre. Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie régionale d’enseignement supérieur et de recherche, la majorité de gauche du Conseil régional a laissé libre cours à son opposition systématique à la politique gouvernementale. Dans le viseur, les investissements d’avenir et le Plan campus accusés de grands maux : exacerber la concurrence entre les laboratoires de recherche, favoriser l’élitisme, engendrer la concentration du Savoir via la métropolisation… J’avais regretté, dans mon intervention, cette posture politicienne allant à l’encontre des intérêts des Rhônalpins et porteuse de risques pour notre région. Eh bien, ce sont les mêmes responsables politiques, qui après avoir critiqué les dispositifs lancés par le Gouvernement, se félicitent de leurs résultats en Rhône-Alpes, quand sont connus les conclusions des appels à projet « Investissements d’avenir » (LABEX, EQUIPEX). La tentative de récupération n’est jamais loin, comme cela avait été le cas pour les pôles de compétitivité.

Même constat lors de la visite de Valérie PECRESSE, pour suivre l’avancement du Plan campus. Nos grands élus étaient là, je ne sais pas s’ils ont renouvelé à Mme la Ministre leurs critiques…

Souhaitons-nous plus de clarté pour 2012, sur les coalitions et les projets !