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Les arbustes en pot géant du boulevard Vivier-Merle ne laissent pas indifférents ; j’ai ainsi été interrogé plusieurs fois depuis la rentrée sur le sujet.

Pour tout dire, je trouve l’idée et le résultat intéressants. Cela donne une certaine image de modernité. Mais après les goûts et les couleurs, ça se discute… Je ne suis par contre pas sûr qu’ils soient placés au bon endroit. Ils ont beau être imposants, ils ne sont pas si visibles que cela, notamment parce qu’ils sont derrière une bordure plantée.

Le coût ensuite : les 220 000 euros annoncés constituent effectivement une somme. Je comprends que cela puisse « faire tousser » les habitants qui attendent depuis des années de petits aménagements de première nécessité.

En parlant de cadre de vie, je crois par contre qu’il faut être clair. D’évidence, cet aménagement a du mal à se rattacher à une politique de proximité. Le voisinage immédiat n’est en effet pas très dense en population. Je suis un peu surpris quand j’entends la justification de la Mairie du 3e qui prétend que cela décline concrètement la volonté du Maire de faire de la Part Dieu un lieu de vie pour ses habitants.  Rendre la vie plus agréable pour les habitants de la Part Dieu ce devrait être beaucoup plus concret : par exemple faciliter le cheminement piétons dans la gare de la Part Dieu, soutenir les commerces de proximité, assurer la continuité des itinéraires cyclables autour du centre commercial, réduire les nuisances liées à la thrombose de la circulation autour de la gare…

Mais je ne suis pas surpris par l’argument. Depuis que j’ai évoqué ces questions de cadre de vie à la Part Dieu (« Part Dieu quartier à vivre »), dans chaque discours de Thierry Philip, le rédacteur a bien pensé à rajouter que tel ou tel aménagement était pour les habitants du quartier… Des mots, toujours des mots. On nous construirait une raffinerie sur l’esplanade Dauphiné que l’on nous dirait que c’est pour le cadre de vie des habitants !

Pour en revenir au « mobilier » urbain, je crois aussi que l’on peut avoir une approche qui ne se limite pas à la « signature » globale de l’agglomération. Ce mobilier urbain, et l’art urbain, peuvent aussi servir à conforter l’identité des quartiers et à embellir le cadre de vie. En la matière, nous avions proposé un plan volontariste dans notre programme municipal. Force est de constater que les quartiers restent les grands oubliés en la matière : on ne constate pas de politique visant à travailler sur un embellissement coordonné des centres de quartier. Une démarche avait débuté sur Montchat avec la rénovation de l’éclairage public mais elle me semble patiner…