Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Tout va bien, ne changeons rien…

Voici un billet particulièrement destiné à ceux qui pensent qu’il ne faut rien changer dans l’organisation de nos collectivités territoriales, ou que la création de nouveaux comités “Théodule” suffirait à rationaliser ce qui a besoin de l’être.

 

Cette semaine vient de se produire un nouvel exemple de dysfonctionnement lié à la complexité de l’organisation administrative locale. Il a en effet été confirmé que l’aménagement du Parc Sergent Blandan dans le 7e rencontrait un problème juridique, le Grand Lyon se voyant contester la compétence d’aménagement d’un parc urbain. On connaissait déjà le “syndrome” du papier gras, c’est-à-dire l’épineux problème pour savoir qui doit ramasser ce papier selon qu’il est tombé sur une parcelle de terrain communal, communautaire, privative… Voilà maintenant la valse des espaces verts, conséquence d’une incertitude pour savoir qui de la Ville ou du Grand Lyon doit les prendre en charge.

 

Pas étonnant que ce problème se pose. On voit bien que certains espaces verts relèvent plutôt de la proximité, et que d’autres présentent d’évidence un intérêt communautaire. Il n’y a qu’à se promener au Parc de la Tête d’or le dimanche pour se douter qu’il présente une dimension d’agglomération. Il relève pourtant de la Ville de Lyon… alors que des espaces publics arborés, beaucoup plus confidentiels, relèvent du Grand Lyon.

 

Cet « accident juridique » ne devrait pas retarder la réalisation du Parc Blandan. Tant mieux ! Mais on s’imagine aisément les coûts cachés qui vont résulter de ce feuilleton juridique et les multiples réunions qui seront nécessaires pour cette « énième » réorganisation des services. On voit bien avec de tels exemples qu’il faut simplifier l’organisation administrative au niveau de l’agglomération, en associant la proximité et le global.

 

Avant de se demander si le Parc Blandan est un parc de niveau municipal ou communautaire, il faudrait aussi s’assurer qu’il aura bien un rayonnement municipal. On peut aujourd’hui se poser la question quand on examine ses conditions d’accessibilité. Faute d’aménagement complet de Garibaldi dans les prochaines années, il faudra encore attendre longtemps pour accéder au Parc depuis le 3e par la future voie verte. Quant à la passerelle au-dessus du couloir ferroviaire, qui devait – à minima -, assurer un bon accès au Parc depuis le 8e, voire le 3e Est, le projet ne semble plus vraiment d’actualité. Rappelons-nous que cette passerelle était présentée, lors de la campagne des élections municipales, comme le moyen d’assurer une bonne connexion depuis ces arrondissements, un argument « clé » avancé par la liste PS pour ne pas créer un nouvel espace vert majeur dans le 3e Est.

 

Pas loin de ce secteur, se trouve l’espace censé accueillir le futur skate-parc de proximité du 3e. Sa réalisation était fermement promise par la Mairie du 3e pour ce printemps au plus tard. Pour l’instant, la seule réalisation, ce sont des barrières qui ferment l’espace public. Je doute que le chantier démarre d’ici ce soir minuit ! Dommage, cela aurait été utile de disposer de cet équipement cet été.

 

Pierre Bérat

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4 Comments

  1. sans souci

    Chose promise, chose dûe…..
    De le dire c’est bien , de le faire c’est mieux.

  2. Bonsoir,

    je vous trouve bien sévére. Certes, il y a un couac juridique sérieux , un accident comme nous l”a expliqué M. Buna lors de la réunion de restitution des ateliers de concertation du Parc Sergent Blandan.
    Accident dû à un citoyen avisé qui a alerté les services et tribunaux compétents sur les compétences des uns et des autres.
    Est-ce une raison suffisante pour tout mettre par terre?. Ne suffisait-il pas de répartir de manière très précise les compétences des uns et des autres?.
    Par ailleurs, ce qui me gêne personnellement dans ce projet de révision territoraile c’est – à mes yeux- son caractère anti démocratique. Moins d’élus dit l’UMP c’est moins de dépenses Non ,c’est l’emprise des partis de droite comme de gauche sur le souffle démocratique. C’est le régne des chouchous, ou chouchoutes, des petits copains. Cela risque d’aboutir à une élite type “happy few” loin, encore bien loin de nous autres les citoyens de base.Tout ceci pour reprendre les collectivités qui ne sont plus aux mains de la droite par des moyens détournés; Cependant attention, qu’adviendra t-il quand ces conseillers territoriaux seront de gauche. Vous n’aurez plus personne aux manètes.

  3. admin

    @ Christine, je n’ai jamais écrit que c’était l’affaire du siècle. C’est juste un exemple des coûts divers et souvent cachés liés à une organisation trop complexe qui devient irationnelle. Je ne me suis pas non plus félicité des retards que pourrait connaître le projet. Bien qu’étant élu du 3e, je sais combien il est attendu dans le 7e. Pour ce qui est de la réforme territoriale, vos critiques me semblent un peu excessives. Au contraire de ce que vous dites, je crois que des conseillers territoriaux élus au scrutin majoritaire, ce serait un bon moyen pour bien respecter les électeurs. Par ailleurs, il faut arrêter de faire croire au tripatouillage électoral. Je vous rappelle que le changement des règles qui est proposé ne s’appliquera pas pour les prochaines élections régionales. Il est proposé pour 2014 !
    Pierre Bérat

  4. Sylvie

    Tout va bien ? Sauf les transports en commun, qui sont en grève perpétuelle, surtout pour des évènements comme le bac, ou pour les diverses manifestations festives organisées à Lyon pour promouvoir son image.
    A quoi sert de dire que l’on mène une politique de lutte contre la voiture, quand on ne peut assuer un service alternatif fiable et régulier ?
    Il ne sert à rien d’investir massivement dans des tramways, des parcs relais, s’il n’est pas possible de les faire fonctionner correctement!

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